CAM de Bobbie M
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Description de l'expérience :
Je venais de rentrer de l'enterrement de mon mari. Tout le monde était parti et j'étais seule dans la cuisine à faire la vaisselle. Quand je suis stressée, je m'affaire souvent dans la cuisine car ça me détend. Ensuite, je n'étais plus dans la cuisine, mais dans un bois avec mon mari. J'étais assise sur un rocher, il se tenait légèrement en avant, un pied posé à côté de moi sur le rocher, et il me montrait des choses du doigt. Après chaque affirmation, il demandait : « Tu comprends maintenant ce que je te dis ?» « Tu es sûre d'avoir compris ? Tu n'oublieras pas ? C'est très important que tu te souviennes et que tu fasses ce que je te dis ».
Je l'ai assuré que je m'en souviendrais et que je ferais ce qu'il me disait. Puis, de retour dans ma cuisine, devant l'évier, il m'a été impossible de me souvenir de quoi que ce soit. Cela m'a inquiétée, car ce qu'il m'avait dit était très important et je lui avais promis de ne pas oublier et de faire exactement ce qu'il m'avait demandé. Cinq ans plus tard, je ne m'en souviens toujours pas.
Description de la 2ème expérience 08/2004 :
Je dormais quand j'ai entendu mon mari dire : « Réveille-toi, je veux te montrer quelque chose ». Je me suis réveillée et il se tenait debout à côté du lit, vêtu d'un joli costume et cravate. J'ai dit : « Tu n'étais pas obligé de t'habiller juste pour venir me rendre visite ». Il a rétorqué : « Oui, il fallait, j'ai besoin de te montrer quelque chose : regarde mes pieds ». J'ai baissé les yeux mais je n'ai pas pu voir ses pieds par-dessus le bord du lit et j'ai demandé : « Pourquoi veux-tu que je regarde tes pieds, qu'est-ce qui ne va pas avec tes pieds ? » Il a souri largement, comme s'il me faisait une grosse blague et a dit : « Regarde juste mes pieds ». Je me suis penchée sur le lit et j'ai vu qu'il portait des chaussures très bien cirées, et je lui ai dit qu'il n'y avait aucun problème avec ses pieds. Il a dit : « Non, rien ne va mal avec mes pieds, maintenant tu peux arrêter de t'inquiéter ». Puis il a disparu.
Le lendemain, je n'arrêtais pas de m'interroger sur toute l'attention portée à ses pieds. C'est plus tard dans la semaine que j'ai réalisé pourquoi il accordait tant d'importance à ses pieds. La veille de ses funérailles, j'avais apporté des vêtements au salon funéraire, ayant pris des chaussettes pour lui mais pas de chaussures, parce que je sentais que juste allongé là, il n'avait pas besoin de chaussures. Le directeur des pompes funèbres avait réclamé ses chaussures et j'avais dit que je n'avais pas apporté de chaussures et que je ne voyais pas l'utilité de chaussures. Il avait affirmé que c'était une question de choix et nous avions laissé tomber le sujet.
Par la suite, l'un des enfants m'a demandé quelles chaussures de papa avais-je amenées au salon funéraire et quand j'ai répondu « Aucune », ils étaient très contrariés et m'ont dit : « Comment papa va-t-il marcher autour du paradis sans chaussures ? Tu l'as condamné à marcher pour toujours pieds nus au paradis, maman, comment as-tu pu ? » Je savais dans mon esprit que cela n'avait pas d'importance, mais émotionnellement, je me disait le contraire ; alors, il est venu vers moi tout habillé avec des chaussures très brillantes pour que je sache qu'il ne se promenait pas pieds nus.
Renseignements généraux :
Ce type d'expérience était-il difficile à décrire ? Non.
Avez-vous entendu le défunt ou quelque chose qui lui était associé ? Oui
Avez-vous ressenti un toucher ou contact physique avec le défunt ? Non
Avez-vous vu le défunt ? Oui. Il était tel qu'il apparaissait vers l'âge de trente ans de son vivant : très net et en couleurs vives ; et il souriait comme il le faisait lorsqu'il me faisait une blague.
Avec quelle clarté le défunt est-il apparu ? Comme s'il était vivant.
Quelle partie du défunt avez-vous vue ? Toute sa personne.
Le défunt semblait-il avoir l'âge qu'il avait au moment de son décès ? Non, il paraissait plein de vie et en bonne santé, comme s'il avait environ trente ans.
Quel semblait être l'état de santé du défunt ? Il paraissait en excellente santé ; même les cicatrices qu'il avait au visage de son vivant avaient disparu.
Est-il possible que ce que vous ayez vu soit provenu d'une autre source présente dans les environs au moment de votre expérience ? J'ai une photo de lui plus jeune sur ma commode ; sur la photo, il porte son uniforme militaire. Durant l'expérience, il portait un costume et une cravate.
Avez-vous perçu une odeur, une senteur, un parfum ou un arôme distinct associé au défunt ? Non
Combien de temps l'expérience a-t-elle duré ? Je ne sais pas ; je dormais et il m'a réveillée. Je n'ai pas regardé l'heure. Ça a duré juste le temps de discuter avec lui.
Le début et la fin de l'expérience ont-ils été progressifs ou soudains ? Après m'avoir montré ses chaussures impeccablement cirées et m'avoir dit que je pouvais cesser de m'inquiéter, il a disparu. Après cette première expérience, c'est moi qui suis partie et qui suis retournée dans la cuisine.
Avez-vous perçu les émotions ou l'humeur du défunt ? Oui. Première expérience : Il était grave et semblait préoccupé, comme s'il y avait quelque chose que je devais retenir et faire. Deuxième expérience : Il était joyeux et me faisait une blague.
Le défunt vous a-t-il fourni des informations que vous ignoriez auparavant ? 1ère expérience : oui, mais de retour dans la cuisine, je ne me souvenais plus de ce qu'il avait dit. Seulement que c'était important.
2ème expérience : il cherchait à me soulager.
Comment percevez-vous actuellement la réalité de votre expérience ? L'expérience était tout à fait réelle.
Veuillez expliquer pourquoi vous considérez votre expérience comme réelle ou non : Ce n'était pas ma première expérience de communication avec les esprits des défunts. Mais ce sont les deux seules fois où cela s'est produit avec mon mari. J'ai vécu une expérience de mort imminente (EMI) en 1955 et, par la suite, j'ai eu des expériences étranges pendant un certain temps. Je sais pertinemment que cette expérience était réelle. Le plus surprenant, c'est qu'il ne me soit apparu que deux fois.
L'expérience ressemblait-elle à un rêve, d'une manière ou d'une autre ? Non
Décrivez en détail vos sentiments ou émotions durant l'expérience : 1ère expérience : j'étais désorientée car je ne me souvenais pas du message qu'il m'avait transmis.
2 ème expérience : J'étais heureuse de le revoir, mais perplexe quant à ses intentions.
Y a-t-il eu une quelconque guérison émotionnelle à la suite de l'expérience ? Oui. Mon mari n'avait aucune croyance religieuse. Lorsqu'il était très malade, je lui ai demandé s'il souhaitait avoir la visite d'un pasteur, mais il a refusé, disant qu'il ne croyait pas à tout cela. En le voyant en pleine santé et aussi fort qu'il l'était dans sa jeunesse, j'ai su que Dieu avait pris soin de lui après sa mort. Ses convictions religieuses m'inquiétaient ; maintenant, je sais que par la grâce de Dieu, il repose dans un lieu magnifique et heureux.
Quels ont été les meilleurs et les pires aspects de votre expérience ? Le pire a été de ne pas pouvoir être avec lui, de devoir rentrer chez moi ; dans le second cas, le fait qu'il m'ait laissée derrière.
Votre attitude ou vos croyances ont-elles changé à la suite de cette expérience ? Non
Cette expérience vous a-t-elle apporté des compréhensions d'ordre spirituel concernant la vie, la mort, l'au-delà, Dieu, etc. ? Oui. Après avoir moi-même été confrontée à la mort, je savais qu'il y avait quelque chose de merveilleux après la mort. Je n'avais pas vécu une expérience complète de sortie hors du corps, donc j'ignorais si des non-croyants accèdaient au paradis. Maintenant, j'en suis convaincue.
Avez-vous eu le sentiment de savoir, d'avoir une connaissance particulière, de percevoir un ordre universel et/ou un but précis ? Je ne saurais dire. Je me souviens que l'endroit était agréable, que tout semblait juste et normal ; c'était comme une zone boisée sur Terre, c'était naturel.
Avez-vous ressenti une séparation entre votre conscience et votre corps ? Oui, j'ai quitté mon domicile et je me suis retrouvée là où était mon mari. Puis je suis rentrée chez moi. Cela ne m'a pas paru étrange du tout, si ce n'est que j'étais d'abord ici, puis là-bas, puis de nouveau ici. C'était naturel. Sur le moment, je ne me suis même pas posée de questions. Lors de la dernière expérience, j'étais heureuse de le voir. Il m'a réveillée et j'étais d'abord à moitié endormie, puis j'ai ressenti la même chose qu'avant son décès.
Avez-vous partagé cette expérience avec d'autres personnes ? Oui. Elles m'ont crue. Elles avaient vécu des expériences similaires, le voyant apparaitre plus souvent que moi. Elles étaient heureuses qu'il me soit apparu.
Avez-vous partagé cette expérience, de manière formelle ou informelle, avec un chercheur ou sur un site web ? Non
Y avait-il des médicaments ou des substances associés susceptibles d'influencer l'expérience ? Non
Après cette expérience, avez-vous vécu d'autres événements, pris des médicaments ou consommé des substances qui ont reproduit une partie de cette expérience ? Non
Avez-vous déjà vécu, au cours de votre vie, une expérience de mort imminente, une expérience hors du corps ou un autre événement spirituel ? Oui. À la naissance de ma fille aînée, j'ai perdu beaucoup de sang. J'avais l'impression d'étouffer, comme si ma peau me serrait à l'extrême. Je ne pouvais plus supporter cette sensation et cherchais à quitter ma peau. Soudain, suite à un bruit sec, je me suis retrouvée à flotter près du plafond. Le moniteur s'est arrêté et des infirmières sont entrées dans la chambre. La porte s'est ouverte et des gens ont commencé à arriver.
J'ai regardé vers la porte et j'ai vu ce qui ressemblait d'abord à un gros nuage gris. Il s'écartait pour laisser passer les gens, puis, au moment où il se refermait, j'ai entendu quelqu'un dire : « Restez groupés, ne la laissez pas passer, elle ne doit pas passer ! » À ce moment-là, j'ai ressenti la même chose qu'avant : la pièce était devenue trop étroite et je devais la quitter. Mais ils ne me laissaient pas sortir. Une infirmière a quitté la chambre et j'ai tenté de la suivre, mais la foule autour de la porte m'en empêchait. J'ai alors entendu un autre bruit sec et je me suis retrouvée allongée sur le lit, furieuse qu'on m'ait empêchée de sortir dehors.