CAM de Catherine
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Description de l'expérience :
Mon père avait un lustre en cristal suspendu dans le hall d'entrée de sa maison. Il était énorme et très sale. Il fallait le démonter, le nettoyer et le laver. Chaque année, il me répétait la même chose : « Je vais m'occuper de ce lustre et le nettoyer cet hiver ». Je crois qu'il en avait peur, car pendant 5 ans, il a repoussé précisément cette tâche.
À ma sortie de l'hôpital, j'avais le bras dans le plâtre. Le lendemain matin de mon retour à la maison, j'ai décidé de m'attaquer à ce travail sur le lustre que mon père n'avait jamais eu le temps d'accomplir. Je pense qu'il s'agissait là, de ma part, d'une sorte de geste symbolique et émotionnel. J'ai entièrement démonté le lustre, lavé toutes les guirlandes de cristaux, les coupelles et les longs pendentifs en forme de stalactites. J'avais tout étalé sur une quinzaine de serviettes dans le salon. Cela m'a pris quelques jours. J'ai même dû fabriquer de nouveaux rivets pour les guirlandes.
Mon amie Edith, originaire de ma ville natale, était venue séjourner chez moi pendant quelques semaines. Nous avons invité la voisine d'à côté à assister au « grand événement ». Après le café et le gâteau, je m'apprêtais à monter sur l'échelle pour accrocher la boule de cristal inférieure au lustre. Nous sommes toutes sorties de la cuisine pour nous diriger vers le hall d'entrée ; j'ouvrais la marche. Au moment où j'atteignais le hall et ouvrais les doubles portes, les lumières du lustre se sont allumées ! Personne ne se trouvait à proximité de l'interrupteur ; celui-ci se situait juste devant nous, de l'autre côté de la pièce.
Ma voisine a pâli et elle est rentrée chez elle. Elle a soudainement prétexté devoir s'occuper de quelques petites choses avant le retour de son fils de l'école. Mon amie Edith m'a alors dit : « Je crois que ton père essaie de te faire passer un message ». Je suis certaine qu'il le faisait. Il me disait qu'il serait toujours auprès de moi.