CAM de la mère de Catherine
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Description de l'expérience :

Mon frère O., qui avait 26 ans au moment de son décès, se débattait contre une maladie mentale depuis environ cinq ans lorsqu'il s'est suicidé le 6 novembre 2003, après plusieurs semaines de dépression profonde. Mes parents, et surtout ma mère, s'étaient dévoués à le soigner et à le soutenir pendant toute cette période. Il vivait chez eux et passait tout son temps avec eux. Il aimait profondément sa famille, mais dans sa lettre d'adieu, il a écrit qu'il était profondément désolé de faire cela à ma mère, mais qu'il ne pouvait plus supporter la souffrance liée à sa maladie mentale.

La nuit de la mort de mon frère, mon père était parti travailler ; ma mère et mon autre frère, R., se trouvaient dans la maison. À 3 h 05 du matin, ma mère était à l'évier de la cuisine en train de prendre un verre d'eau et mon deuxième frère, R., dormait à l'étage. À ce moment-là, ma mère a entendu un bruit qui ressemblait à celui d'une porte de garage en métal qu'on lâchait et alors qu'elle se tournait vers la droite pour regarder en direction du bruit, elle a vu ce qui semblait être le solide mur de briques vibrer rapidement comme s'il y avait un grand tremblement de terre.

Pendant la fraction de seconde où son esprit tentait d'enregistrer ce qui se passait, elle s'est dit qu'il y avait eu une sorte d'accident à l'extérieur de la maison, ou peut-être un grave tremblement de terre. Durant une fraction de seconde de ce bruit et de cette vibration, elle a soudain senti quelque chose presque cogner dans la partie supérieure de son dos et la force l'a poussée contre l'évier de la cuisine. Elle a alors ressenti ce qu'elle n'a pu décrire que comme un afflux d'énergie, ou d'air, qui a traversé sa poitrine et remonté dans sa gorge. C'était si réel et si extrême que cela l'a forcée à expirer l'air de ses poumons. Elle a pensé pendant une seconde qu'elle faisait peut-être une sorte de crise cardiaque ou quelque chose de ce genre. Elle était terrifiée et après avoir repris son souffle et commencé à se sentir un peu mieux, elle s'est couchée, attribuant cette expérience à une fatigue excessive et peut-être un malaise.

À la même heure précise, soit 3 h 05 du matin, mon frère cadet, qui dormait à l'étage, s'est réveillé à l'intérieur de qu'il a cru être un rêve. Il a aperçu une forme lumineuse, un corps qu'il savait, d'une manière ou d'une autre, appartenir à son frère O. Dans ce « rêve », O. paraissait rayonnant de bonheur et de santé, et levait les paumes des mains vers lui comme pour dire : « Tout va bien… tout va bien… ». Il semblait pressé, comme s'il se rendait quelque part ou vers quelque chose qui l'enthousiasmait. O. a paru quitter la pièce juste au moment où R. a regardé l'heure sur son réveil numérique. Il était 3 h 05 du matin, et, encore à moitié ensommeillé, R. s'est rendormi. Le lendemain matin, ma mère et mon frère ont été réveillés par des coups frénétiques à la porte d'entrée. C'était le voisin d'en face qui leur annonçait une terrible nouvelle concernant O. Il s'était suicidé dans sa voiture, garée devant chez mes parents. L'heure du décès, telle qu'estimée par le médecin légiste, se situait entre 3 h et 3 h 30 du matin. Cela correspondait à l'heure à laquelle ma mère et mon autre frère avaient vécu leurs expériences.

Je crois que mon frère essayait désespérément de contacter sa mère et son frère avant de partir vers sa destination, et qu'immédiatement après son décès, il est entré dans la maison et a tenté d'étreindre ou de contacter ma mère qui se trouvait dans la cuisine ; puis il est monté dans la chambre de mon frère pour essayer de lui dire adieu.