CAM de Debbie L
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Description de l'expérience :

Je travaillais dans une maison de retraite en tant qu'aide-soignante. Anna souffrait de la maladie de Parkinson et tremblait constamment. Je me souviens très distinctement de la façon dont ses lèvres et ses mains frémissaient, ainsi que de l'aspect figé de son visage, tel un masque. Lorsqu'elle tentait d'accomplir le moindre geste, celui-ci était extrêmement délibéré, lent et tremblant.

Je n'avais jamais rien vu de tel auparavant, et cela m'effrayait. J'éprouvais toutefois une profonde compassion pour elle, car elle était pratiquement ignorée par bon nombre d'employés de l'établissement. Je l'entendais sans cesse appeler : « Infirmièèèèèèère ! » Beaucoup d'aides-soignants évitaient d'entrer dans sa chambre, car ils savaient qu'ils y resteraient longtemps en raison de la nature même de sa maladie.

J'avais été affectée à son secteur de l'étage, et c'est là que j'ai appris à l'aimer. C'était une patiente difficile à prendre en charge, car elle était lente et frêle ; mais, étant moi-même grande et en bonne santé, cela ne représentait pas pour moi une charge aussi lourde que cela l'aurait été pour la majorité des autres aides-soignants. Elle a commencé à me dire que j'étais sa préférée, et je répondais à ces encouragements en me montrant encore plus prévenante et patiente à l'égard de ses besoins. Rapidement, elle s’était mise à m’appeler : « Debbieeeeeeeeeeee ! », et les infirmières venaient alors me chercher. Elle était très lucide mentalement et tentait de sourire du bout des lèvres - bien que celles-ci ne répondent plus correctement ; je garde néanmoins en mémoire l'étincelle qui brillait dans ses yeux lorsque je lui racontais quelque chose qui l'amusait.

Au bout d'environ un an, j'ai quitté la maison de retraite pour poursuivre mes études à temps plein. Un jour, j'ai reçu un appel de la fille d'Anna. Anna avait été ramenée chez elle pour y mourir ; sa fille me demandait si je pouvais venir veiller sur elle pendant que la famille sortait dîner.

Anna reposait dans un lit installé au milieu du salon, entourée de quelques-uns de ses meubles anciens. J'ai été très effrayée en la découvrant dans ce cadre inhabituel ; mais j'étais jeune à l'époque et je n'avais jamais été confrontée à un tel degré de maladie ou à la proximité de la mort. Elle était dans le coma. Sa fille m’a alors dit : « Elle n'entend pas un mot de ce que tu racontes, elle ne sait même pas que tu es là ; alors n'aie pas peur, ma chère ».

Pendant que la famille était sortie, je me suis assise au chevet du lit, ne sachant pas vraiment quoi faire. Je me suis penchée au-dessus d'elle, j'ai pris sa main dans la mienne et je me suis contentée de la regarder. Sa tête était renversée en arrière, sa bouche était ouverte ; l'intérieur en était noir et desséché. Cela me faisait penser à du cuir tanné, et j'avais le cœur serré de la voir dans un tel état. J'ai pris un linge humide et j'ai essayé de lui mouiller les lèvres. J'ai commencé à lui dire : « Madame Dunn, c'est moi, Debbie. Je suis venue vous voir », et d'autres choses de ce genre.

Soudain, elle a émis un son. C'était un bruit sec et rauque ; je n'ai jamais su ce qu'elle essayait de dire, mais elle me regardait - ou du moins regardait dans ma direction - et tentait de s'exprimer. Je me suis mise à pleurer tout en continuant à lui parler, jusqu'à ce qu'elle retombe dans le coma. Lorsque sa fille est rentrée, je l'ai invitée à venir voir. J'ai répété le même geste, et Anna a fait de même. Sa fille n'en croyait pas ses yeux. Anna est décédée deux jours plus tard. J'ai confié à ma mère que je me sentais terriblement peinée pour cette pauvre femme qui avait tant souffert.

Renseignements généraux :

Cette expérience a-t-elle été difficile à exprimer avec des mots? Non

Avez-vous ressenti un contact ou éprouvé une sensation physique de la part de la défunte? Non

Avez-vous vu la défunte? Oui. Elle semblait magnifique. Elle avait environ 60 ans ; elle était complètement guérie et rayonnait de bonheur. J'ai le sentiment qu'elle m'est apparue à cet âge plus avancé car je ne l'avais pas connue dans sa jeunesse.

Avec quelle netteté la défunte est-elle apparue? De manière très nette ; elle portait une magnifique robe fluide.

Quelle partie du corps de la défunte avez-vous vue? Elle est apparue dans son intégralité.

La défunte semblait-il avoir l'âge qu'elle avait au moment de son décès? Elle paraissait un peu plus jeune.

Quel semblait être l’état de santé de la défunte? Elle était absolument guérie, et sa parfaite santé rayonnait à travers son sourire.

Est-il possible que ce que vous ayez vu soit provenu d'une autre source présente dans votre environnement au moment de l'expérience? Non

Avez-vous perçu une odeur, un parfum ou une senteur distincte associée à la défunte? Oui

Quelle odeur, quel parfum ou quelle senteur avez-vous perçu? Le jardin tropical dans lequel elle se tenait embaumait la fleur d'oranger ou quelque chose de doux et sucré.

Cette odeur, ce parfum ou cette senteur vous était-il familier? Cela sentait comme un magnifique jardin, et non comme une boutique de fleuriste. C'était une odeur vivante.

Est-il possible que cette odeur, ce parfum ou cette senteur soit provenu d'une autre source présente dans votre environnement au moment de l'expérience? Non

Combien de temps l'expérience a-t-elle duré? C’était comme une vision, qui a duré quelques instants plutôt que quelques minutes.

Le début et la fin de l'expérience ont-ils été progressifs ou plutôt soudains? Soudains ; d'ailleurs, je ne me souviens d'aucun autre rêve au cours de cette nuit-là.

Avez-vous pu percevoir les émotions ou l'état d'esprit de la défunte? Oui. Elle était rayonnante et semblait jouir d'une santé éclatante.

La personne décédée vous a-t-elle transmis des informations que vous ne connaissiez pas auparavant? Elle n’a pas parlé.

Comment percevez-vous aujourd'hui la réalité de votre expérience? L’expérience était tout à fait réelle.

Veuillez expliquer pourquoi vous considérez la réalité de votre expérience comme réelle ou non : Je crois que Dieu m'a envoyée cette vision pour me réconforter.

L'expérience ressemblait-elle, d'une quelconque manière, à un rêve? Oui

Décrivez en détail vos sentiments et émotions au cours de l'expérience : De l’émerveillement.

Avez-vous ressenti une forme de guérison émotionnelle à la suite de cette expérience? J'étais soulagée de la savoir en bonne santé.

Quels ont été les meilleurs et les pires moments de votre expérience? Le fait qu’elle soit guérie et heureuse. Oui.

Votre vie a-t-elle changé de manière spécifique à la suite de cette expérience? Non

Avez-vous constaté des changements dans vos attitudes ou vos croyances après cette expérience? Non

Cette expérience vous a-t-elle apporté des éclaircissements d'ordre spirituel concernant la vie, la mort, l'au-delà, Dieu, etc.? Oui ; je sais désormais que Dieu nous apportera du réconfort.

Un « pacte de mort » désigne un engagement mutuel pris par deux personnes vivantes ou plus, selon lequel la première à décéder tentera d'entrer en contact avec l'autre (ou les autres).

Avez-vous déjà conclu un tel pacte ? Non

Quelles émotions avez-vous ressenties au cours de l'expérience? Du réconfort.

Une partie quelconque de votre expérience a-t-elle semblé se dérouler dans un lieu autre que celui décrit ci-dessus? Oui, dans un magnifique jardin.

Avez-vous partagé cette expérience avec d'autres personnes? Oui ; j'espère qu'elles m’ont crue.

Avez-vous partagé cette expérience, de manière formelle ou informelle, avec un autre chercheur ou un site Internet? Non

Les questions posées et les informations que vous avez fournies ont-elles décrit votre expérience de manière précise et exhaustive? Oui