CAM de Flora M
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Description de l'expérience :

Mon neveu, qui avait le même âge que moi, a été assassiné. Nous étions tous deux dans la vingtaine. La première soirée de la veillée funèbre, alors que tout le monde se recueillait devant le corps de mon neveu, j'ai eu le sentiment très net qu'il était là, quelque part dans la pièce, mais pas là où se trouvait son corps. Je suis restée aux côtés de sa dépouille avec ma famille pendant un long moment, et j'ai ressenti cela de manière très distincte. J'avais l'impression que, bien que le corps lui ressemblât, je ne sentais aucune connexion avec celui-ci ; en revanche, je pouvais le sentir partout ailleurs dans la pièce.

La deuxième nuit de la veillée funèbre, je suis entrée seule dans la pièce où il reposait. J'ai déposé une rose sur son cercueil. Celui-ci avait été refermé entre-temps. J'ai contemplé une photo de lui qui avait été placée sur le cercueil. Presque aussitôt, j'ai perçu sa présence et j'ai su que c'était lui. Cette fois, je l'ai senti à ma droite, légèrement au-dessus de moi. Je n'ai rien vu, rien entendu, rien senti ni rien perçu par l'odorat ; pourtant, je savais où il se trouvait et qu'il était là. Nous avons alors communiqué, mais ce n'était ni à voix haute, ni par des mots en anglais. C'était comme une télépathie sans paroles. Il m'a fallu un certain temps pour trouver les mots justes afin de retranscrire cette communication et la décrire avec la plus grande exactitude possible.

En gros, cela s'est passé comme ceci : Il m'a dit : « T'arrive à le croire ? » Son ton laissait entendre qu'il plaisantait ou qu'il riait doucement. Ma réponse intérieure a été : « Eh bieeeen ... non », et mon ton était empreint de surprise et d'intrigue. Et puis, cela a été comme s'il tendait la main pour me pincer le coude en riant. Comme si nous étions à une fête, dans la vraie vie, en train de plaisanter ensemble. Il semblait calme et heureux. Je me sentais dans un état surréel, tout en étant parfaitement lucide. Il a alors ajouté : « Si seulement tu pouvais voir ce que je vois maintenant. Je suis tellement heureux. Alors tu saurais que tout ce tralala (les pleurs et le chagrin lors des funérailles) est inutile, car nous serons tous réunis à nouveau ». Puis, dans un autre moment, il a dit : « Nous rirons tous ensemble à nouveau » ; et j'ai ressenti ces affirmations comme étant la Vérité.

Je me suis retournée pour m'éloigner, mais je me suis arrêtée et suis restée immobile quelques secondes de plus pour assimiler tout cela. Ensuite, je me suis rendue dans une autre pièce où se trouvaient d'autres membres de la famille et j'ai entamé le processus consistant à tenter de m'expliquer à moi-même, avec des mots, ce qui m'avait été transmis ; car je l'avais « ressenti » et « su », mais je n'avais pas encore trouvé le moyen de l'exprimer verbalement. J'en ai parlé à ma mère vers une heure du matin ce jour-là ; elle m'a confiée qu'elle l'avait ressenti elle aussi, et qu'il lui avait dit qu'elle serait le roc inébranlable de notre famille. Je ne cherchais pas à établir une communication et je ne connaissais pratiquement rien sur ce genre de choses, mais je suis absolument certaine qu'il y a bien eu une communication et que ce n'était pas simplement le fruit de mon imagination. Je le sais, tout simplement.

Avez-vous uniquement ressenti la présence du défunt, sans pour autant le voir, l'entendre, le toucher ou le sentir ? Oui

Avez-vous entendu le défunt ou entendu quelque chose qui lui était associé ? Non

Avez-vous ressenti un contact ou éprouvé une sensation physique de la part du défunt ? Oui. Je ne l'ai pas ressenti physiquement, mais je savais qu'il avait tendu la main pour me pincer le bras près du coude - un peu sur le ton de la plaisanterie.

Ce toucher vous était-il familier ou inhabituel ? Ni l'un, ni l'autre.

Ce toucher a-t-il communiqué quelque chose ? Je pense que c'était une façon de valider l'expérience.

Est-il possible que ce que vous ayez ressenti soit provenu d'une autre source présente dans l'environnement au moment de votre expérience ? Non

Avez-vous vu le défunt ? Non

Avez-vous perçu une odeur, senteur, un parfum ou arôme distinct associé au défunt ? Non

Combien de temps l'expérience a-t-elle duré ? Une minute.

Le début et la fin de l'expérience ont-ils été progressifs ou plutôt soudains ? Il est apparu soudainement, puis tout s'est terminé tout aussi soudainement.

Avez-vous pu percevoir les émotions ou l'état d'esprit du défunt ? Oui. Il était heureux et jovial, comme s'il plaisantait sur le caractère futile de notre attitude, nous qui continuions à nous morfondre dans le chagrin. J'ai également eu l'impression qu'ici-bas sur Terre, nous fonctionnons à l'envers : nous nous affligeons alors que nous devrions nous réjouir. Cela peut sembler totalement illogique, mais j'ai ressenti cela comme une Vérité absolue au cours de cette communication.

Comment percevez-vous aujourd'hui la réalité de votre expérience ? L'expérience était tout à fait réelle.

Veuillez expliquer pourquoi vous considérez votre expérience comme authentique (ou non) :  Elle m'a semblé indubitablement réelle car j'ai perçu distinctement une présence - dont je savais localiser l'emplacement exact - et la communication s'est déroulée sous la forme d'un « dialogue par le ressenti », au cours duquel il m'aurait été impossible d'inventer de toutes pièces les propos de l'autre personne.

L'expérience présentait-elle, d'une quelconque manière, des caractéristiques oniriques ? Non

Décrivez en détail vos sentiments et émotions au cours de cette expérience : Au tout début, j'ai ressenti très intensément la présence de quelqu'un. Puis, lorsque j'ai réalisé que son ton était joyeux et jovial, j'ai laissé échapper un petit rire ; je m'en suis sentie légèrement coupable, car j'assistais à sa veillée funèbre, mais comme j'étais seule, cela ne posait pas de problème. À cet instant précis, je me sentais remplie d'une grande paix et parfaitement « en phase », avec le sentiment d'avoir acquis une meilleure compréhension des choses.

Cette expérience a-t-elle, d'une manière ou d'une autre, favorisé une guérison émotionnelle ? Oui. J'ai acquis la certitude qu'il avait accompli sa mission sur Terre - précisément à travers sa mort - et qu'il ne s'agissait plus que d'une question de temps ; le temps de nos propres vies terrestres, à nous, sa famille, avant que nous ne le revoyions.

Quels ont été les meilleurs et les pires aspects de votre expérience ? Le meilleur aspect a été de savoir avec une certitude absolue, que l'existence spirituelle est une réalité et que, sous notre forme spirituelle, nous nous reconnaissons mutuellement. Je ne dirais pas qu'il y ait eu un « pire » aspect.

Votre vie a-t-elle changé de manière spécifique à la suite de cette expérience ? Oui. J'ai commencé à lire la Bible en cherchant des références faisant écho à mes expériences ; je perçois désormais les autres comme des esprits œuvrant à l'accomplissement de leur mission de vie, et je suis devenue beaucoup plus consciente de mes interactions quotidiennes, m'efforçant de faire de l'amour le fil conducteur de mon existence.

Votre attitude ou vos croyances ont-elles changé à la suite de cette expérience ? Oui. Une croyance plus ferme et certaine en la vie après la mort.

Cette expérience vous a-t-elle apporté des compréhensions d'ordre spirituel concernant la vie, la mort, l'au-delà, Dieu, etc. ? Oui. La première nuit, lorsque je l'ai senti partout autour de moi - sauf à l'endroit précis où se trouvait son corps physique - j'ai su que nous sommes tous des esprits ; nous habitons simplement notre corps jusqu'à ce que celui-ci se dégrade et cesse de fonctionner, moment auquel nous demeurons nous-mêmes et continuons d'exister sous notre forme spirituelle.

Un « pacte de mort » désigne un engagement mutuel pris par deux personnes vivantes ou plus, selon lequel la première à décéder tentera d'entrer en contact avec l'autre (ou les autres). Avez-vous déjà conclu un tel pacte ? Oui. Mon mari et moi en avons brièvement discuté ensemble, mais je n'avais conclu aucun pacte de ce type avec mon neveu.

Avez-vous observé ou entendu, au cours de votre expérience, des choses concernant des personnes ou des événements qui puissent être vérifiées ultérieurement ? Non

Quelles émotions avez-vous ressenties durant cette expérience ? Un sentiment de paix. Par la suite, j'ai pleuré plus abondamment qu'auparavant, car je savais que cette expérience était bien réelle et que l'absence de mon neveu me pèserait lourdement dans cette vie. Toutefois, j'ai trouvé du réconfort dans la teneur de son message.

Avez-vous éprouvé un sentiment de « savoir », acquis une connaissance particulière, ou perçu un ordre universel et/ou un but à l'existence ? Oui.  Seulement que notre véritable identité ne se définit pas par la forme physique que nous revêtons.

Avez-vous partagé cette expérience avec d'autres personnes ? Oui, j'en ai parlé à tous ceux qui me connaissent, ne serait-ce que vaguement. Peu m'importe qu'ils me prennent pour une folle, car je sais ce qui s'est passé. Toutefois, je n'ai reçu que des réactions positives, et d'autres personnes ont même partagé leurs propres expériences - ou celles de leurs connaissances. La peur du ridicule n'est pas vraiment un frein pour moi, car on me considère comme quelqu'un de rationnel ; libre à eux d'y croire ou non, car je sais ce qui s'est produit.

Avez-vous partagé cette expérience, de manière formelle ou informelle, avec un autre chercheur ou un site Internet ? Non

Y avait-il des médicaments ou des substances associés susceptibles d'avoir influencé l'expérience ? Non

À la suite de cette expérience, avez-vous vécu d'autres événements dans votre vie, ou pris des médicaments ou des substances, qui en aient reproduit une partie quelconque ? Non

Les questions posées et les informations que vous avez fournies décrivent-elles votre expérience de manière précise et exhaustive ? Oui