CAM de Ginny B 105 |
Description de l'expérience :
Je m'étais occupée de « James » (je ne me souviens plus si c'était vraiment son prénom – je l'appelais Monsieur *****) pendant plusieurs semaines dans le service de soins post-opératoires de chirurgie cardiaque de l'hôpital où je travaillais à l'époque. J'avais tissé des liens étroits avec lui et sa femme au fil des semaines, et ils s'étaient également attachés à moi. Sa condition médicale me rappelait tellement celle de mon père. Mon père n'avait pas vécu assez longtemps pour subir l'opération que James avait eue.
Mais après l'opération, l'état de James ne s'est pas amélioré. Sa santé continuait de se dégrader. Il me disait sans cesse qu'il souhaitait rentrer chez lui. Sa femme restait à ses côtés jour et nuit. Finalement, le jour de sa sortie est arrivé, car les médecins ne pouvaient plus rien faire pour lui. J'étais si heureuse pour lui et sa femme, car ils allaient enfin rentrer chez eux. Ils m'ont offert un cadeau et je leur ai dit au revoir, car je ne le reverrais pas le lendemain, le jour de sa sortie. Les infirmières m'ont raconté qu'il rayonnait de joie lorsqu'elles l'ont installé dans le fauteuil roulant pour l'emmener jusqu'à la voiture.
Il est sorti de l'hôpital le mercredi. Jeudi soir, j'ai pris mon service à 23h. Les infirmières m'ont annoncé que James était décédé dans son sommeil ce matin-là. Il n'avait donc passé qu'une seule nuit chez lui. J'étais anéantie. J'avais prévu d'assister à ses funérailles le samedi à 14h avec deux autres infirmières qui connaissaient bien la région. Vendredi soir, j'ai fait quatre heures supplémentaires, commençant à 19h au lieu de 23h. J'avais donc travaillé toute la semaine de 23h à 7h, avec quatre heures supplémentaires le vendredi soir. Une fois le samedi matin arrivé, j'étais épuisée mais je comptais quand même rester éveillée pour les funérailles à 14h. L’une des infirmières avait déjà annulé sa participation la veille. Puis l'autre infirmière m'a appelée le samedi matin pour me dire qu'elle n'y allait pas non plus !
J'étais alors dans une situation délicate. Atlanta est une grande ville et je n'étais pas sûre de pouvoir trouver le funérarium toute seule. J'ai appelé le funérarium et on m'a dit de me rendre à Peachtree Street. Si vous connaissez un tant soit peu Atlanta, vous savez que TOUTES les rues s'appellent Peachtree Street ou une variante de ce nom. Je ne savais pas si j'allais y arriver et j'étais vraiment épuisée à ce moment-là – il était environ 10 ou 11 heures du matin et bien après l'heure à laquelle j'ai l'habitude de me coucher. Je comptais sur les autres pour m'y conduire car je savais que je serais en manque de sommeil à ce moment-là, et en plus je ne connaissais pas le quartier. J'étais tellement irritée par ce contretemps que je suis restée éveillée, hésitant encore et encore à m’y rendre ou non. Bien que je sois épuisée, je n'arrivais pas à dormir. À contrecœur, j'ai finalement décidé de ne pas aller aux funérailles. Je crois qu'il était environ midi. Je me souviens que j'étais assise sur le canapé, essayant de me détendre.
C'est à ce moment-là que tout a commencé. J'ai entendu la voix de James dans ma tête, aussi clairement que si elle était réelle, disant : « Ginny, s'il te plaît, vas-y… s'il te plaît, Ginny… s'il te plaît… vas-y ». J'étais sous le choc d'entendre sa voix me supplier, me conjurer d'aller à ses funérailles. Bien que j'aie eu des nouvelles de mon père après sa mort, je n'arrivais toujours pas à croire que j'entendais également la voix de James. Je savais pourquoi il insistait autant. C'était pour le bien de sa chère épouse. Je savais qu'elle devait être anéantie. Mais je savais aussi qu'il était dangereux pour moi de conduire dans les rues d'Atlanta alors que j'étais privée de sommeil. J'étais donc un peu perturbée car James continuait d'insister. Il répétait : « Ginny… s'il te plaît… vas-y… » Son insistance me mettait vraiment mal à l'aise. Cela a duré environ deux heures. Ces supplications ont finalement cessé brusquement. J'ai regardé l'horloge. Il était 14 heures.
Avez-vous ressenti la présence du défunt sans le voir, l'entendre, le toucher ou le sentir ? Non
Avez-vous entendu le défunt ou quelque chose d'associé au défunt ? Oui, j'ai entendu « Ginny... s'il te plaît, vas-y... s'il te plaît Ginny... s'il te plaît, vas-y ... » encore et encore jusqu'à 14h.
La voix ou le son semblait-il provenir de l'extérieur, de votre intérieur, ou n'avez-vous pas entendu de voix ni de son, mais aviez-vous la certitude de ce qui était communiqué ? Dans ma tête.
Si vous avez entendu une voix ou un son, était-il similaire ou différent de la voix ou du son du défunt de son vivant ? C’était exactement sa voix de son vivant.
Avec quelle clarté avez-vous entendu le défunt ? Très clairement.
Est-il possible que ce que vous avez entendu soit provenu d'une autre source dans votre environnement au moment de votre expérience ? Absolument pas.
Votre ouïe était-elle altérée au moment de l'expérience ? Non
Avez-vous ressenti un contact physique avec le défunt ? Non
Avez-vous vu le défunt ? Non
Avez-vous senti une odeur, un parfum ou une senteur particulière associée au défunt ? Non
Combien de temps cette expérience a-t-elle duré ? Environ deux heures, plus ou moins.
Le début et la fin de l'expérience ont-ils été progressifs ou soudains ? Le début et la fin ont été abrupts. Cela a commencé et s'est terminé subitement.
Avez-vous pu ressentir les émotions ou l'état d'esprit du défunt ? Oh oui. Il souhaitait désespérément que j'assiste à ses funérailles.
Décrivez en détail vos sentiments/émotions pendant cette expérience : J'étais mal à l'aise car je voulais assister aux funérailles. J'avais l'impression de le décevoir, lui et sa femme. Mais compte tenu des circonstances, je ne pensais pas devoir prendre la route, alors j'étais un peu en colère contre lui de m'avoir suppliée d'aller à ses funérailles. J'étais aussi un peu désorientée d'entendre sa voix alors que je savais qu'il était mort, mais j'étais absolument certaine que c'était lui.
Quelles autres attitudes et croyances avez-vous actuellement concernant cette expérience : Je crois que j'aurais dû aller aux funérailles malgré tout et prier Dieu de me donner la force de rester éveillée et en sécurité, et de m'aider à trouver le funérarium.
Y a-t-il eu une guérison émotionnelle quelconque après cette expérience ? Oui. J'étais contente de savoir que James allait bien, même s'il semblait tourmenté par le fait qu'aucune des infirmières qui s'étaient occupées de lui ne serait présente à ses funérailles (pour le bien de sa femme).
Cette expérience vous a-t-elle apporté des compréhensions spirituelles concernant la vie, la mort, l'au-delà, Dieu, etc. ? Oui. Avant cela, j'avais entendu mon père après sa mort. Je pensais que c'était un événement unique. Qu’il n’y aurait plus de communications avec les morts. Je me suis trompée.
Avez-vous déjà conclu un pacte de mort ? Non
Avez-vous déjà vécu une expérience de mort imminente, une expérience hors du corps ou un autre événement spirituel ? Oui. Pas d'expériences hors du corps ni d’expérience de mort imminente (EMI), mais de nombreuses expériences spirituelles de Dieu.
À votre connaissance, la personne décédée avait-elle vécu, de son vivant, une expérience de mort imminente, une expérience de sortie du corps ou toute autre expérience spirituelle ? Je ne sais pas. Nous n'en avons jamais parlé.
Avez-vous partagé cette expérience avec d'autres personnes ? Oui. J'en ai parlé à ma mère. Elle ne savait pas quoi penser. J'en ai aussi parlé à certaines infirmières avec qui je travaillais et qui connaissaient le patient. Ces jeunes femmes étaient ouvertes d'esprit et m'ont crue.
Avez-vous partagé cette expérience, formellement ou informellement, avec un autre chercheur ou un site web ? Non
Quelles émotions/sentiments avez-vous ressentis suite à cette expérience ? Mal à l'aise, perturbée, hébétée.
Quel a été le meilleur et le pire moment de votre expérience ? Le meilleur moment a été d'avoir des nouvelles de James. Le pire a été le message lui-même. Je me suis sentie coupable de ne pas m’être rendue à ses funérailles.
Y a-t-il autre chose que vous souhaiteriez ajouter concernant votre expérience ? Non
Votre vie a-t-elle changé spécifiquement à la suite de cette expérience ? Oui. Je suis toujours attentive aux messages qui me parviennent après le décès d'un patient.
Après cette expérience, avez-vous vécu d'autres événements, pris des médicaments ou des substances qui auraient reproduit une partie de cette expérience ? Non
Les questions posées et les informations que vous avez fournies décrivent-elles fidèlement et de manière exhaustive votre expérience ? Oui