CAM de Jonathan G
Page d’accueil Partagez votre CAM Témoignages CAM




Description de l'expérience :

Ma femme avait une semaine de retard sur son terme et nous nous sommes rendus au cabinet médical pour une visite de contrôle. Ils ont vérifié son rythme cardiaque et sa tension artérielle ; pensant que l'appareil était défectueux, ils en ont pris un autre, mais ont obtenu le même résultat. Je ne me souviens plus du chiffre exact de sa tension, mais ils nous ont demandé de les rejoindre à l'hôpital pour une intervention chirurgicale d'urgence. L'hôpital se trouvait juste de l'autre côté du parking, alors nous y sommes allés en voiture. J'étais enthousiaste, pensant que notre fils allait bientôt naître. Ma femme, elle, semblait malade et terrifiée.

J'ai vite compris que la situation était grave. Ma femme a été opérée immédiatement ; les médecins passaient devant moi sans même me regarder. J'ai tenté d'obtenir des nouvelles auprès des infirmières, ou du moins des explications sur ce qui se passait. Je faisais les cent pas en priant : « Dieu, non. Dieu, non. Dieu, non ». Un médecin a fini par venir me parler, mais il ne m'a donné aucune information ; il m'a simplement posé une question : « Si nous ne pouvons en sauver qu'un seul, lequel devons-nous sauver ? Votre femme ou votre bébé ? » Cette question n'était pas aussi difficile qu'il y paraît. J'ai répondu presque aussitôt qu'il fallait sauver ma femme. Le médecin m'a laissé seul dans le couloir. J'ai continué à faire les cent pas en priant : « Dieu, ne fais pas ça, ne le fais pas, ne le fais pas ». Je sais qu'au mieux, ma prière était rudimentaire, mais j'étais incapable de réfléchir.

Un autre médecin est venu me voir et m'a demandé : « Combien de temps devrions-nous essayer de réanimer votre bébé ? » Je n'ai pas compris la question. J'ai dit : «  Aussi longtemps qu'il le faudra ». Il a dit : « Si votre enfant n'a pas respiré tout seul et que son cœur ne bat pas, combien de temps devrions-nous poursuivre la réanimation cardiorespiratoire (RCR) ? » J'étais désorienté et j'ai demandé : « Mon bébé n'a pas respiré ? » Le médecin m'a expliqué que mon enfant était mort-né et qu'on essayait de le réanimer depuis une demi-heure. Il a dit : « J'ai juste besoin de votre permission pour arrêter ». J'ai hoché la tête et il est parti. Je ne savais pas quoi faire, alors j'ai juste couru. J'ai couru hors de l'hôpital et je me suis retrouvé dans le parking où j'ai perdu toutes mes forces et j'ai pleuré plus fort que jamais auparavant.

Après un certain temps, je suis retourné à l'hôpital et j'ai été accueilli par plusieurs membres du personnel qui m'ont demandé si j'étais Jonathan. J'ai dit oui et ils semblaient soulagés. Ils m'ont ramené d'urgence voir ma femme. Un médecin m'a arrêté avant que j'entre et m'a dit que ma femme était bourrée de médicaments et que je devais lui dire que notre bébé était mort. J'ai été choqué qu'ils ne lui en aient rien dit. Je suis entré et quand je l'ai vue vivante, j'ai été réconforté mais je savais aussi que je devais lui annoncer la pire nouvelle qu'elle ait jamais eue.

J'ai dit : « Chérie, notre bébé n'a pas survécu ». Nous avons fondu en larmes en nous serrant l'un contre l'autre, mais elle a répondu : « Je sais ». Nous sommes restés dans la chambre d'hôpital toute la journée. Nous avons pu tenir le corps sans vie de notre bébé avant qu'on ne l'emmène pour l'autopsie. Nous avons pleuré toute la journée et une bonne partie de la nuit. Je me demandais comment nous allions pouvoir surmonter cette épreuve. Au fond de moi, je savais presque que nous n'y arriverions jamais. J'étais allongé dans un fauteuil inclinable à côté de son lit d'hôpital ; nous étions silencieux, tous deux épuisés mais incapables de dormir.

Dans cet état d'épuisement, entre veille et sommeil, j'ai vu mon fils ! Il était très lumineux et flottait dans l'espace. Des étoiles l'entouraient. Il se trouvait manifestement dans une dimension semblable à l'espace, mais il se trouvait - ainsi que la fenêtre donnant sur cette dimension - au pied de mon lit. Je me suis mis à pleurer, car je voulais le garder auprès de moi, mais je savais aussi qu'il était temps pour lui de partir. La télépathie est ce qui décrit le mieux notre façon de communiquer. Il m'a dit qu'il allait bien, et je lui ai répondu que désormais, j'irais bien moi aussi. Je ne pouvais plus le voir, ni la dimension où il se trouvait.

C'est alors que j'ai vu ma femme tendre les bras vers lui. C'est à ce moment-là que j'ai réalisé que je ne rêvais pas, car elle tendait les mains exactement vers l'endroit où je venais d'apercevoir notre bébé. Elle a basculé hors du lit en essayant de l'atteindre, et je l'ai rattrapée. Elle pleurait abondamment ; je lui ai dit : « Je sais, je sais ». Elle a répondu : « Non. Tu ne sais pas ». J'ai dit : « Si, je sais. Je l'ai vu moi aussi ». Nous avons pleuré en nous étreignant.

Nous avons parlé avec enthousiasme et émerveillement de ce que nous avions vu. Je me suis levé de ma chaise et suis monté dans le lit d'hôpital avec elle. Nous nous sommes finalement endormis. Je sais que sans cette expérience, ma femme et moi aurions eu beaucoup de difficulté à croire en Dieu. Elle n'était pas chrétienne à l'époque et m'avait même dit qu'elle ne pouvait pas croire en Dieu et que si Dieu existait, elle ne l'aimait pas. Maintenant, nous sommes tous deux chrétiens. Nous croyons tous les deux en Dieu et l'aimons beaucoup. J'ai hâte de voir mon fils. Je sais qu'il me rencontrera dès ma mort. J'espère que Jésus se trouve avec lui.

Renseignements généraux :

Ce type d'expérience était-il difficile à évoquer ? Non

Au moment de cette expérience, y a-t-il eu un événement mettant votre vie en danger ? Je ne saurais dire. J'étais profondément endeuillé ainsi que ma femme, car notre fils était mort-né. Elle était également très malade et intoxiquée du fait du début de décomposition du corps de notre enfant dans son ventre. Elle avait frôlé l'arrêt cardiaque plus tôt dans la journée, mais avant notre expérience, nous étions tous deux persuadés qu'elle allait survivre.

A quel moment de l'expérience étiez-vous à votre niveau de conscience et de lucidité le plus élevé ? J'étais conscient tout ce temps, mais je ne m'en suis rendu compte que lorsque ma femme a tendu la main vers lui.

Comment votre niveau de conscience et de lucidité maximal durant cette expérience se comparaissait-il à votre niveau de conscience et de lucidité habituel ? Niveau de conscience et de lucidité habituel.

Votre vision a-t-elle différé de quelque manière que ce soit de votre vision habituelle (netteté, champ de vision, couleurs, luminosité, perception de la profondeur, degré de solidité/transparence des objets, etc.) ? Oui. Mon fils était constitué d'une lumière énergétique. Il n'était pas complètement transparent, mais il n'était pas non plus ce que nous considérons comme une masse solide. Imaginez une lumière si intense qu'on ne voit rien au-delà (comme regarder le soleil). Imaginez maintenant qu'elle ne vous fasse pas mal aux yeux et ne vous oblige pas à plisser les yeux.

Votre ouïe a-t-elle été différente de votre ouïe habituelle (en termes de clarté, de localisation des sons, de hauteur, d'intensité, etc.) ? Oui. Il n'y avait aucun son. Je n'ai rien entendu jusqu'à ce que ma femme commence à bouger. Je n'ai rien entendu venant de la dimension où se trouvait mon fils. Je savais ce qu'il pensait et il savait ce que je pensais. C'était plus qu'une simple communication : c'était une communion.

Avez-vous ressenti une séparation entre votre conscience et votre corps ? Non

Quelles émotions avez-vous ressenties pendant cette expérience ? J'étais émerveillé, curieux de savoir comment cela se produisait, et désorienté car au début je ne comprenais pas pourquoi il était avec moi. J'ai ressenti du soulagement en sachant qu'il allait bien. J'étais encore triste, mais j'étais prêt à le laisser partir.

Avez-vous traversé un tunnel ou un espace clos ? Non. Je pouvais voir à travers un portail. Je suppose qu'on ne peut pas vraiment parler de portail, car je ne pouvais pas le traverser.

Avez-vous vu une lumière ? Oui. J'ai vu plusieurs lumières comme des étoiles et mon fils était très lumineux.

Avez-vous rencontré ou vu d'autres êtres ? Oui, j'ai vu mon fils.

Avez-vous vécu un retour sur des événements passés dans votre vie ? Non, je sais que c'est la vie après la mort.

Avez-vous observé ou entendu quoi que ce soit concernant des personnes ou des événements, durant votre expérience, qui puisse être vérifié ultérieurement ? Oui. Le fait que ma femme ait vu la même chose au même moment et qu'elle ait participé activement à l'expérience l'a confirmé.

Avez-vous vu ou visité des lieux, niveaux ou dimensions particulièrement beaux ou particuliers ? Oui. La dimension ressemblait beaucoup à ce que nous appelons l'espace, mais je pense qu'elle se situait probablement au-delà de toutes les planètes. Je n'ai rien vu qui ressemblait à une planète.

Avez-vous eu une perception altérée de l'espace ou du temps ? Non. Pas à ma connaissance. Je n'ai aucune idée de la durée exacte de l'expérience, mais il me semble qu'elle n'a duré que 45 secondes à une minute. Je me souviens m'être demandé : « Combien de temps pouvons-nous rester ici ?»

Avez-vous eu un sentiment de savoir, une connaissance particulière, ou la perception d'un ordre universel et/ou d'un but ? Oui, je crois que Dieu nous a donné la séparation d'avec la mort comme une règle inviolable. C'est une règle importante car elle nous oblige à apprendre la foi et l'espérance. Cependant, Dieu est au-delà même de ses propres règles. Il a créé les lois de la physique. Nous savons que l'homme ne peut pas marcher sur l'eau. C'est une loi que le Créateur nous a donnée, mais le Créateur est venu en la personne de Jésus et a transgressé sa propre loi. Pourquoi Dieu a-t-il transgressé sa Loi et nous a-t-il permis, à ma femme et moi, de voir au-delà de la mort ? Parce que nous étions faibles et que nous en avions besoin, sinon nos esprits seraient morts. C'est la même raison pour laquelle Jésus est apparu à Thomas et lui a permis de toucher ses plaies.

Avez-vous atteint une limite ou une structure physique limitante ? Oui, je pouvais voir dans la dimension spirituelle, mais je ne pouvais pas y entrer.

Avez-vous eu connaissance d'événements à venir ? Non

Suite à l'expérience, avez-vous acquis des dons psychiques, paranormaux ou autres dons spéciaux que vous n'aviez pas auparavant ? Non

Avez-vous partagé cette expérience avec d'autres ? Oui La plupart restent bouche bée. Comme s'ils voulaient y croire mais n'y arrivent pas. Il semble qu'ils commencent à essayer de trouver des raisons pour expliquer cela, mais toutes les raisons évidentes ont disparu. Ils ne peuvent pas dire que je délirais ou que j'étais fou à moins qu'ils ne disent que ma femme est folle aussi et que nous sommes tous les deux fous exactement de la même manière. Ils ne peuvent pas dire que c'était les médicaments qu'elle prenait, parce que je ne prenais aucun médicament et j'ai tout vu également. Ils peuvent dire que j'ai menti pour protéger ma femme, mais je suis disposé et serais plus qu'heureux de me soumettre au polygraphe (détecteur de mensonge). On peut dire qu'elle mentait pour me protéger, mais elle faisait partie de l'expérience et il lui aurait été impossible de jouer le jeu si elle ne savait pas ce que je voyais. Je pense que cela ne fait que confondre les gens.

Aviez-vous des connaissances sur les expériences de mort imminente (EMI) avant votre expérience ? Non, je viens de découvrir qu'elles étaient chose courante il y a quelques jours. Maintenant, j'étudie les expériences des autres.

Comment avez-vous perçu la réalité de votre expérience peu de temps après (quelques jours à quelques semaines) ? L'expérience était indéniablement réelle. Le fait qu'elle ait été partagée me permet d'affirmer sa réalité. Si elle n'avait pas été partagée, je ne pense pas que j'y aurais cru. J'aurais probablement consulté un psychiatre pour obtenir des médicaments.

Y a-t-il eu un ou plusieurs aspects de cette expérience particulièrement significatifs pour vous ? L'expérience dans son ensemble a été extrêmement marquante.

Comment percevez-vous actuellement la réalité de votre expérience ? L'expérience était indéniablement réelle, simplement parce qu'elle a été partagée.

Vos relations ont-elles changé suite à cette expérience ? Oui, mes rapports avec tout. Il y a vraiment une vie après la mort. La science explique que l'énergie, une fois qu'elle existe, ne peut cesser d'exister. Nos âmes sont de l'énergie. Elles continuent d'exister dans un état de pleine conscience.

Vos croyances/pratiques religieuses ont-elles changé suite à cette expérience ? Oui, ma foi en Dieu s'est considérablement renforcée, ce qui m'a amené à me poser la question suivante : Si Dieu existe, alors qui est Jésus ? J'ai ensuite trouvé un chapitre intitulé « Seigneur, menteur ou fou » écrit par C.S. Lewis, et il est parfaitement logique. J'ai également lu la réfutation athée de cet ouvrage, et elle était totalement incohérente. Comment pourrait-on se prendre pour Dieu ? L'athée prétend qu'on peut se tromper sur son identité divine sans pour autant être fou. Je ne suis absolument pas d'accord. Si quelqu'un croit sincèrement être Dieu alors qu'il ne l'est pas, alors il est fou.

À la suite de cette expérience, avez-vous vécu d'autres événements dans votre vie, ou pris des médicaments ou des substances, qui en aient reproduit une partie quelconque ? Je ne saurais dire. Je n'ai jamais vécu une expérience similaire. J'ai fait des rêves semblables à ce que j'ai vu. Je rêve aussi que je suis au travail. Cela ne signifie pas pour autant que le travail n'est pas réel.

Souhaitez-vous ajouter quelque chose concernant cette expérience ? Si vous avez d'autres questions, n'hésitez pas à m'écrire. Il est normal d'être sceptique. Je ne cherche pas à vous vendre un livre ni à tirer profit de ce qui s'est passé. Je n'ai aucune raison d'inventer cela.

Les questions posées et les informations que vous avez fournies décrivent-elles votre expérience de manière précise et exhaustive ? Oui, je pense que malgré les nombreuses fautes de frappe, quiconque lira ce que j'ai écrit comprendra une grande partie de mon expérience.