CAM de Lana B
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Description de l'expérience :
En juillet 1966, j'ai assisté, impuissant, à la noyade de mon frère Roy. Il avait 15 ans et j'en avais 16. C'est moi qui ai dû annoncer la nouvelle à ma mère, et ma famille n'a plus jamais été la même. Je rêvais presque toutes les nuits de cette journée au lac. Je le cherchais partout où j'allais. Je ne supportais même pas de regarder une flaque de boue, et encore moins une étendue d'eau. En 1968, j'ai fait une chute et me suis fracturée le crâne. Après cela, les cauchemars concernant la mort de Roy ont semblé s'intensifier.
Une nuit, environ une heure après m'être couchée, j'ai entendu un grand coup frappé à ma porte d'entrée. Tout cela me semble s'être passé hier. Chaque détail est encore très vif dans mon esprit. Je suis sortie du lit et j'ai enfilé ma robe de chambre, pensant qu'il s'agissait peut-être de mon voisin et qu'il y avait sûrement un problème. Je me suis dirigée vers la porte et je l'ai ouverte. Au début, je n'ai vu personne. Puis j'ai ouvert la contre-porte grillagée et, à environ trois mètres de moi, se tenait mon frère Roy. Il portait les vêtements dans lesquels il avait été enterré. Il n'y avait rien de ce qu'on voit à la télévision ou au cinéma : pas de lumière éclatante, pas de brouillard, aucune apparition « spectrale », juste lui, debout, à la limite de la lumière de mon porche, parfaitement visible et distinct. Nous avons communiqué l'un avec l'autre. Non pas verbalement, mais par la pensée. Voici, mot pour mot, la conversation que nous avons eue.
Moi : « Roy, ce n'est pas possible. Tu es mort ».
Roy : « Si, c'est moi ».
Moi : « Entre ! » (J'étais aux anges, pas effrayée, et je ne doutais pas qu'il soit vraiment là.)
Roy : « Je ne peux pas rester ».
Moi : « Je suis si heureuse de te voir, entre ! »
Roy : « Je ne peux pas rester, je suis juste venu te dire de ne pas t'inquiéter. Je vais bien ».
Et puis, il a disparu ! Évanoui ! Comme je l'ai dit, aucune lumière, aucun son ; son image ne s'est pas estompée, rien ! J'ai ressenti un bonheur immense. Plus heureuse que jamais. Je sais que la « conversation » a été brève, mais il a semblé dire seulement ce qu'il avait à me dire. Cela fait maintenant 36 ans, et je n'ai plus jamais rêvé de lui. Bien sûr, je pense encore souvent à lui dans la journée. Je ne ressens aucune tristesse et je sais qu'il est en sécurité et heureux.
Pendant des années, je n'en ai parlé à personne, de peur qu'on me prenne pour une folle ou qu'on ne dise que j'inventais. Au bout d'une dizaine d'années, je me suis enfin confiée à ma mère. Elle a pleuré, hoché la tête pour dire « Oui », et souri comme si elle savait déjà tout cela. Elle ne m'avait jamais rien dit de mon frère. Je ne lui en ai parlé que parce que, pendant toutes ces années, personne n'avait le droit de prononcer son nom en sa présence. C'était insupportable pour elle. Elle est décédée en 2001.
Je sais maintenant qu'il y a quelque chose après cette vie. Je ne sais pas quoi. Depuis, je n'ai partagé cette histoire qu'avec très peu de personnes. Si j'avais jamais douté de Dieu ou de l'existence d'une vie après la mort, tel n'est plus le cas.
Il y a pourtant quelque chose qui me laissera toujours perplexe. Je me suis toujours demandée pourquoi il ne m'avait pas transmis de message pour ma mère ou mon père. Il ne m'avait jamais vraiment dit qu'il m'aimait, et je ne le lui avais jamais dit non plus. Je ressentais l'amour entre nous, il n'avait pas besoin d'être évoqué.
J'aimerais vous raconter une histoire qui, pour moi, est indirectement liée à mon frère. Je me suis mariée à 17 ans et j'ai eu mon premier enfant à 21 ans. Mon premier fils, Shane, est né en 1971. Je n'avais pas prévu d'avoir d'autres enfants.
Un jour, en 1977, alors que j'allais à mon magasin de revêtements de sol, j'ai ressenti une douce chaleur m'envahir de la tête aux pieds. Je me suis arrêtée et je suis restée immobile sur le trottoir. J'ai entendu quelqu'un dire : « Tu es enceinte, Lana ». Je n'oublierai jamais ce moment. Je n'avais même pas eu de retard dans mes règles, alors cela m'a paru vraiment étrange. (Étrange, mais d'une certaine manière, et non, je ne sais pas comment, mais je savais que j'étais enceinte.) Je l'ai dit à mon mari. Bien sûr, il ne m'a pas crue, mais deux mois plus tard, ma grossesse a été confirmée par mon médecin. Mon deuxième fils, Dustan, est né.
Lorsque Dustan avait trois ans - le jour même de l'anniversaire de la mort de mon frère - il s'est faufilé à travers un champ de maïs et a disparu ! Mon voisin possédait un grand étang. Mon fils aîné, Shane, a aperçu notre chien qui se tenait au bord de l'étang, là où l'eau était profonde (cet étang se trouvait à environ 200 mètres de chez nous). Je me suis mise à courir pieds nus sur le chemin de gravier en criant : « Oh mon Dieu, oh mon Dieu, s'il te plaît, ne m'enlève pas mon bébé. Seigneur, Seigneur, je t'en prie, je ne peux pas revivre une telle épreuve ». Quand je suis arrivée sur place, les pieds en sang et écorchés, je ne voyais toujours pas Dustan. Le soleil brillait et se reflétait sur l'eau, m'empêchant de le voir debout à l'extrémité où l'eau était peu profonde. Entre-temps, mon mari était arrivé en voiture jusqu'à l'étang, et je me suis effondrée.
Après cet incident, mon fils - qui ressemblait trait pour trait à mon frère défunt, et c'est toujours le cas - a commencé à parler de choses qu'il ne pouvait absolument pas connaître ! Ce n'était pas seulement le babil d'un enfant de 3 ans. Il disait des choses comme : « Je vais aller tout rapporter à mon « autre maman » ou encore : « Je retourne dans ma maison bleue ». (La maison où mes frères et moi avions grandi était bleue.)
Quand Dustan a eu 5 ans, alors que je le conduisais à l'école, il a lancé tout à coup : « Maman, tu sais quoi ? » Tout en conduisant, je lui ai répondu : « Quoi, mon chéri ? » C'est alors qu'il a dit : « Maman, tu sais, quand on se noie, c'est une très mauvaise façon de mourir ! » Mon fils présente de nombreux traits caractéristiques de mon frère. Il se trouve actuellement en Irak, et je ne peux m'empêcher de m'inquiéter terriblement pour lui.
Merci infiniment pour votre site Internet. J'ai beaucoup apprécié de découvrir les témoignages d'autres personnes ayant vécu ce genre d'expérience, que je croyais réservé à quelques rares élus. Je ne comprends pas tout, et peut-être n'est-il pas prévu que je comprenne. Ces histoires et les informations présentes sur votre site m'ont confirmé que, face à ces expériences, je ne suis finalement pas seule.
Avec toute ma reconnaissance,
Lana
Renseignements généraux :
Ce type d'expérience était-il difficile à décrire ? Non
Avez-vous entendu le défunt ou quelque chose d'associé au défunt ? Oui
Décrivez ce que vous avez entendu, la clarté de l'écoute et le message : Voir le récit ci-dessus.
La voix ou le son semblait-il provenir de l'extérieur, de votre intérieur, ou n'avez-vous pas entendu de voix ou de son, mais aviez-vous l'impression de comprendre ce qui était communiqué ? Nous avons communiqué d'un esprit à l'autre. Je pouvais cependant l'entendre et c'était sa voix.
Si vous avez entendu une voix ou un son, était-il similaire ou différent de celui que la personne décédée émettait de son vivant ? C'était exactement sa voix.
Est-il possible que ce que vous ayez entendu soit provenu d'une autre source présente dans les environs au moment de votre expérience ? Non, impossible.
Avez-vous souffert d'une déficience auditive au moment de cette expérience ? Non. J'avais 20 ans et j'étais en parfaite santé.
Avez-vous ressenti une présence, un contact physique quelconque avec le défunt ? Non
Avez-vous vu le défunt ? Oui. Roy était exactement comme il était de son vivant et portait les vêtements dans lesquels il a été enterré.
Avec quelle clarté le défunt est-il apparu ? Très net. Aucune transparence, rien. La silhouette toute entière.
Quelle partie du défunt avez-vous vue ? Tout entier.
Le défunt semblait-il avoir l'âge auquel il est décédé ? Il paraissait avoir le même âge.
Le défunt semblait-il en bonne santé ? Il ressemblait à un adolescent de 15 ans en bonne santé.
Est-il possible que ce que vous ayez vu soit provenu d'une autre source présente dans votre environnement au moment de votre expérience ? C'est absolument impossible. J'habitais à la campagne, aucune maison à proximité, aucune autre lumière que celle de mon porche. Aucun arbre, aucun buisson à proximité, rien.
Avez-vous senti une odeur, senteur, un parfum ou arôme particulier associé au défunt ? Non
Combien de temps l'expérience a-t-elle duré ? 5 à 10 minutes. Nous sommes restés là, immobiles pendant un moment, avant que la communication télépathique ne commence.
Le début et la fin de l'expérience ont-ils été progressifs ou plutôt soudains ? J'ai ouvert la porte ; il était là, à environ trois mètres. Quand notre « conversation » a été terminée, il avait disparu ! Je ne l'ai pas vu partir, il n'a pas dit au revoir, il ne s'est pas envolé - rien de tout ça. Il est juste parti.
Avez-vous pu ressentir les émotions ou l'humeur du défunt ? Oui. Calme, serein ; je sentais qu'il allait bien, même s'il n'a pas dit d'où il venait ; seulement qu'il allait bien et qu'il était heureux.
Le défunt vous a-t-il donné des informations que vous ignoriez ? Oui, il m'a dit qu'il ne voulait plus que je m'inquiète pour lui, qu'il allait bien et qu'il était heureux.
Comment percevez-vous actuellement la réalité de votre expérience ? C'était tout à fait réel.
Veuillez expliquer pourquoi vous la considérez comme réelle ou non : Je crois de tout mon cœur et de toute mon âme que mon expérience était réelle. Raison : Rien à voir avec un rêve ! Rien comme « dans un film » ; aucune distorsion, la communication était très claire et précise. J'ai le sentiment que mon frère m'a dit seulement ce que j'avais besoin de savoir, sans s'étendre. Quand il a dit : « Je ne peux pas rester », cela n'a rien changé. Cela ne m'a même pas affectée avant le lendemain matin. Je n'ai jamais douté qu'il n'était pas présent. C'est assez difficile à expliquer à quelqu'un qui n'a pas vécu une expérience similaire.
L'expérience ressemblait-elle à un rêve ? Non
Décrivez en détail vos sentiments/émotions pendant l'expérience : Mon premier sentiment a été l'incrédulité. Puis, à l'instant même où j'ai eu l'impression que cela n'arrivait pas, j'ai su que c'était bien en train d'arriver. Presque aussi vite que j'en avais douté, j'y ai cru.
Y a-t-il eu une forme de guérison émotionnelle suite à cette expérience ? Oui. Absolument ! En ce qui concerne mon frère : plus de pleurs, plus de cauchemars, plus de culpabilité, plus de peur de la mort.
Quel ont été le meilleur et le pire aspect de votre expérience ? Le meilleur aspect de mon expérience a été le fait même qu'elle se produise. Le pire a été de ne pas pouvoir garder mon frère avec moi.
Avez-vous constaté des changements d'attitudes ou de croyances suite à cette expérience ? Oui. Une certitude quant à l'existence de Dieu, ou d'une puissance supérieure. Je sais, grâce à mon expérience, que la mort ne marque pas la fin de tout. Peut-être pas pour tout le monde, mais certainement pour certains. Je ne sais pas vraiment pour tout le monde.
Cette expérience vous a-t-elle apporté une compréhension spirituelle, notamment sur la vie, la mort, l'au-delà, Dieu, etc. ? Oui. Depuis mon expérience, je sais qu'il existe un Dieu, ou une puissance bien supérieure à ce qu'un être humain puisse atteindre. Je n'ai pas peur de la mort. Je sais que je retrouverai les êtres chers que j'ai perdus et, si tel n'est pas le cas, je sais qu'ils se trouvent dans un endroit meilleur que cette terre.
Avez-vous observé ou entendu quoi que ce soit concernant des personnes ou des événements pendant cette expérience, qui puisse être vérifié ultérieurement ? Je ne saurais dire. Je ne vois rien qui permette de vérifier la rencontre avec mon frère défunt ; en revanche, je n'ai pas reconnu avec certitude la voix qui m'a annoncé que j'étais enceinte. J'ai toutefois certainement vérifié ce que cette voix m'avait dit en donnant naissance à un deuxième fils.
Quelles émotions avez-vous ressenties pendant cette expérience ? Du bonheur, une absence d'inquiétude et la libération de la culpabilité de ne pas avoir pu le sauver au lac ce jour-là. Avec le recul, je n'ai jamais ressenti un tel bien-être depuis lors. Je ne peux comparer ce sentiment qu'à celui que j'ai éprouvé en voyant chacun de mes fils pour la première fois.
Avez-vous eu conscience d'événements à venir ? Non. Pas par l'intermédiaire de mon frère.
Avez-vous développé des dons psychiques, paranormaux ou autres après cette expérience, dons que vous n'aviez pas auparavant ? Non
Avez-vous partagé cette expérience avec d'autres personnes ? Oui. Avec mon mari : il ne m'a pas crue du tout. Avec ma mère : Dix ans plus tard ; elle m'a crue totalement. Avec ma meilleure amie : elle m'a crue sans réserve.
Avez-vous partagé cette expérience, formellement ou informellement, avec un autre chercheur ou site web ? Non
Aviez-vous pris des médicaments ou des substances susceptibles d'avoir influencé l'expérience ? Non
À la suite de cette expérience, avez-vous vécu d'autres événements dans votre vie, ou pris des médicaments ou des substances, qui en aient reproduit une partie quelconque ? Non
Les questions posées et les informations que vous avez fournies décrivent-elles votre expérience de manière précise et exhaustive ? Oui. La partie de mon récit concernant la voix qui m'annonçait ma grossesse, puis la ressemblance frappante entre mon deuxième enfant et mon frère, et le fait que ce même enfant savait des choses qu'il lui était impossible de savoir. (On ne lui avait pas parlé du décès de mon frère à l'époque et même s'il l'avait entendu quelque part, il était trop jeune pour comprendre ce que signifiait la mort.)
Veuillez nous faire part de vos suggestions pour améliorer ce questionnaire : Aucune