CAM de Lauren

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Description de L’Experience:       

Mon fils était un bon bébé, très placide et vraiment la prunelle de mes yeux. Il est né par césarienne d'urgence après que j'aie souffert d’une très forte fièvre et qu'il ait présenté une détresse respiratoire pendant le travail, mais il allait bien. La nuit de sa mort, j'ai rêvé qu'il était presque à terme et toujours dans mon ventre, et qu’un homme qui me faisait une échographie me disait qu'il était « parti », c'est à dire mort.

Le jour de ses funérailles, on m'avait dit qu'on ne mettait pas les cercueils de bébés dans un corbillard, car ils étaient trop petits, et on m'avait demandé si je voulais m'asseoir avec lui sur les genoux à l'arrière de la « Town Car ». J'ai immédiatement répondu oui et que je voulais également le porter jusqu'à sa tombe. J'ai dit que je l'avais porté jusqu'à sa naissance et que je le porterais pour son départ.

Alors que nous étions en route vers la tombe, attendant que le feu passe au vert, une douce sensation de chaleur m'a envahie au creux de la poitrine. J'étais si heureuse et excitée. Je « savais » que c'était lui ! Je l'ai dit avant même de réaliser à quel point cela pouvait paraître étrange au chauffeur. Ce n'était pas comme des picotements, mais plutôt comme des papillons au ventre, comme quand on est amoureuse. Mais c'était différent, car cette sensation n'était pas dans mon ventre, mais bien au centre de ma poitrine. J'étais tellement euphorique que c'est difficile à décrire.

Environ une semaine après les funérailles, je me souviens avoir parlé au téléphone avec ma grand-mère. Elle m'a dit qu'alors qu'elle avait songé à lui et elle avait ressenti une douce chaleur, comme s'il était blotti contre elle. Elle m'a dit qu'à ce moment-là, elle savait qu'il allait bien. Je jure que je ne lui avais jamais parlé de ce que j'avais ressenti le jour des funérailles, dans la berline. Mais après l'avoir entendue parler de cette douce chaleur, je me suis sentie obligée de lui en parler. C'était peut-être sa façon de nous montrer que la mort n'est pas la fin. Je me souviens avoir essayé de faire réapparaitre cette sensation à plusieurs reprises après cet événement, mais je n'y suis pas parvenue. Je la ressentais parfois, mais cela ne durait jamais plus d'une minute et c'était beaucoup moins fort que la première fois.

Avez-vous ressenti la présence du défunt sans le voir, l'entendre, le sentir ou le toucher ?  Oui

Avez-vous ressenti un contact physique avec le défunt ?  Incertain

Où et comment avez-vous été touchée ?   Je ne suis pas sûre. Ce n'était pas vraiment comme s'il m'avait touchée, plutôt comme une sensation de picotement.

Ce toucher vous était-il familier ?   D'une certaine manière, oui, mais seulement en raison de l'euphorie que j'associais à l'amour que j'éprouvais pour lui de son vivant.

Ce toucher a-t-il communiqué quelque chose ?  Je ne sais pas. J'étais juste très excitée et, je suppose, aimée.

Est-il possible que ce que vous avez ressenti ait émané d'une autre source présente dans votre environnement au moment de cette expérience ?  Non, et je n'avais jamais rien ressenti de semblable auparavant.

Avez-vous vu le défunt ? Non

Combien de temps a duré l'expérience ? Entre 3 et 5 minutes, à mon avis. C'était trop court à mon goût.

Le début et la fin de l'expérience ont-ils été progressifs ou plutôt soudains ? Le début a été soudain, mais la fin a été plutôt progressive.

Comment percevez-vous actuellement la réalité de votre expérience ? L'expérience était tout à fait réelle.

Avez-vous ressenti un quelconque apaisement émotionnel suite à cette expérience ? Incertain. Pas immédiatement, mais dans ma quête pour comprendre la mort, cette expérience m'aide, car elle me prouve que la mort n'est pas une fin en soi.