CAM ded’un cheval Marilyn E
CAM ded’un cheval Marilyn E 95

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PAROLES INSPIRANTES

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7. PRISE DE CONSCIENCE DE SON ÉPOUX À L'APPROCHE DE LA MORT

8. LE POUVOIR GUÉRISSEUR DE LA PRIÈRE

9. EXPÉRIENCE HORS CORPS

10. RENCONTRES AVEC DES OVNI

Description de l'expérience :         

POPPI – PEGASUS

Il y a plusieurs années, j'ai reçu un message urgent de John et Sue, qui gèrent un grand refuge pour animaux à quelques comtés de chez nous. George, un de leurs pensionnaires, était un cheval sur le point d'être euthanasié par leur vétérinaire. Il souffrait d'une maladie osseuse incurable à la patte et avait du mal à marcher ou à se coucher. Avec leur vétérinaire, ils avaient tout essayé, en vain. Pouvais-je demander de l'aide pour sa guérison ? Bien sûr que oui ! En attendant, je leur ai envoyé un flacon de Rescue Remedy du Dr Bach, auquel j'avais ajouté de l'ajonc pour le désespoir de George, de l'aigremoine pour la douleur et parce qu'il était d'ordinaire joyeux et patient, ainsi que du noyer au cas où il faudrait l'euthanasier – le noyer symbolisant les grands changements dans la vie, alors que le passage dans l'autre monde est évidemment un grand changement !

Peu de temps après, nous avons reçu une lettre très réjouissante de John et Sue nous informant de la remarquable guérison de George et souhaitant en savoir plus sur les élixirs du Dr Bach. Ils ont ainsi découvert ce système de traitement holistique, qui vise à soigner l'être dans sa globalité plutôt que le seul corps physique.

Par la suite, plusieurs autres personnes, sans lien apparent avec cette histoire ni entre elles, m'ont contactée (avant mon mariage avec Frederick) pour soigner leurs chevaux. Dans chaque cas, tous les autres traitements avaient échoué. À ma connaissance, tous les chevaux ont bénéficié de cette guérison et beaucoup ont été complètement guéris, notamment une magnifique jument nommée Beauty, devenue aveugle. Son compagnon, un poney la conduisait à l'abreuvoir et à l'écurie lorsqu'elle en avait besoin.

Puis Frederick m’a été envoyé comme une bénédiction, et on nous a demandé de soigner davantage de chevaux, ainsi que d'autres animaux. Avant son premier mariage, Frederick avait un poney de course nommé Scottie ; il était donc bien plus habitué aux chevaux que moi. Je les trouve plutôt imposants face à mon mètre cinquante et je dois avouer que je ressens parfois une certaine nervosité, surtout lorsqu'on me dit qu'il faudra faire attention car il peut devenir un peu turbulent. Dans quel cas, je dois lancer un appel mental urgent à l'aide, au calme et au courage, surtout pour moi !

La propriétaire d'un haras de chevaux arabes avait entendu parler de nos soins aux chevaux et nous a contactés en urgence un beau jour. L’un de ses chevaux les plus célèbres était en pitre état et elle nous demandait de venir au plus vite. C'était un beau mâle et les poulains qui en avaient été issus avaient été dispersés aux quatre coins du monde. Heureusement, il a rapidement guéri. Par la suite, nous avons reçu d'autres appels pour soigner différents chevaux de l'écurie de cette dame lorsque ce genre d'aide était nécessaire. Je me souviens m'être trouvée dans une écurie face à un animal imposant. Nous le soignions au flanc et, visiblement, il appréciait le contact. Il a commencé à s'appuyer contre nous ! J'imaginais déjà, paniquée, que nous allions être écrasés contre le mur, mais, réagissant à mes pensées, il s'est redressé et j'ai enfin poussé un soupir de soulagement, mes jambes tremblantes !

Un jour, la propriétaire du haras nous a recontactés en urgence : une amie avait un cheval en train de mourir de fourbure. Je dis « mourant » car son état était si grave et douloureux que l’animal était incapable de se tenir debout et gisait sur le flanc dans le pré depuis trois jours. Aucun traitement n’avait réussi à le soulager et le vétérinaire était sur le point de l’euthanasier. La fourbure est une inflammation sévère de la partie sensible du pied, provoquant une pression sanguine sur les lamelles et des douleurs intenses. Parfois, les deux pattes avants sont atteintes, parfois les deux pattes arrières, parfois les quatre simultanément, causant des douleurs atroces. L’animal refuse de bouger et présente des signes de douleur aiguë, une expression anxieuse, généralement accompagnée de transpiration et d’une respiration accélérée, avec un pouls fort et régulier au niveau des artères des membres. Un état pour le moins déplorable.

Frédéric et moi sommes arrivés sur les lieux et c'était vraiment triste de voir le cheval couché là. Nous lui avons prodigué des soins et la forte chaleur qui lui brûlait les pieds et les jambes a peu à peu diminué. Ensuite, nous lui avons parlé mentalement, lui expliquant ce que nous faisions et lui demandant de ne pas avoir peur. Nous lui avons dit que nous demandions à Quelqu'un là-haut de l'aider à guérir et à retrouver sa santé et sa joie ; que c'était possible ! Frédéric s'est agenouillé et a plongé son regard dans ses yeux effrayés et tristes, et je leur ai « parlé ».

Soudain, leur expression a changé ! L'espoir a commencé à briller dans ces yeux et son regard attentif s’est chargé de courage. Le cheval a commencé à bouger les jambes, puis, avec une extrême précaution, les a ramenées avant de rouler sur lui-même pour se relever. Tandis qu'il se tenait là, dominant nos têtes, je ne sais qui ressentait le plus grand soulagement : le cheval, sa propriétaire, la « Dame Arabe », ou nous ! Encouragé par les paroles de Frederick, il a fait ses premiers pas hésitants et prudents, jusqu'à ce qu'il se sente suffisamment en confiance que cela n’allait plus le faire souffrir. Il a quitté alors son carré d'herbe aplati et repris sa liberté. Nous étions si heureux pour lui !

Environ trois jours plus tard, la propriétaire, reconnaissante, m'a téléphonée pour me dire que son cheval galopait de nouveau joyeusement sur les routes, signe de sa confiance en sa guérison.

En janvier de l'année dernière, 1986, j'ai reçu une lettre urgente d'une dame travaillant dans un centre équestre situé à quelques comtés de chez moi. L'une de ses juments était mourante et les vétérinaires disaient qu'elle avait peu de chances de s'en sortir. Mais elle avait lu des articles sur mon travail de guérison dans le livre de Michael Williams, « Supernatural in Cornwall », publié par ce dernier aux éditions Bossiney Books (dont il est propriétaire avec sa femme, Sonia), en 1974. Dans sa lettre, elle écrivait : « … Je vous en prie, guérissez-la pour moi. J'ai le sentiment que vous pouvez la guérir, car tout m'a conduite à vous contacter ». Dans ma réponse, j'expliquais que je ne pouvais jamais promettre de guérison, mais que j'avais mentalement demandé une guérison et de l'aide pour sa jeune jument, et que je continuerai de penser et de prier pour elle, projetant une vision de la jument magnifiquement « réparée » de ses blessures physiques ; j'espérais qu'elle pourrait réagir à cela.

Trois jours après la première lettre, une autre est arrivée, indiquant que la dame avait emmené Poppi (la jument) au Royal Veterinary College de Londres, mais qu'il n'y avait malheureusement aucun espoir pour elle. Le 14 janvier, sa lettre disait qu'elle venait d'apprendre que Poppi allait un tout petit peu mieux mais que le vétérinaire restait extrêmement pessimiste : « Il ne sait pas pourquoi elle est encore en vie ». Elle demandait si nous pouvions poursuivre les soins à distance ajoutant que la propriétaire nous tiendrait au courant de tout changement. J'ai reçu cette lettre le mercredi 15 janvier, et bien sûr, nous avons continué à plaider pour toutes les aides possibles pour la guérison de Poppi.

Le lendemain, jeudi 16 janvier, j'étais en train de taper une réponse à un ami quand, soudain, à 17 heures, j'ai éprouvé le besoin de m'arrêter et de méditer sur Poppi. J'ai vu mentalement une jument, l'air si triste et si abattu, la tête baissée, sans vie et sans espoir. Mon cœur et mon âme se sont serrés pour cette silhouette désespérée et je me suis demandée ce que je pouvais bien faire pour l'aider.

Soudain, une baguette magique est apparue au-dessus de la silhouette de la jument, un son aigu a retenti et, ô miracle, l'image s'est transformée en une vision radieuse : la jument était vivante, rayonnante ! La tête levée, son corps empli d'une vie nouvelle, d'espoir, d'énergie, de liberté et de bonheur. J'aurais pu pleurer de joie et de soulagement pour elle et j’ai remercié Dieu pour ce merveilleux événement. Ne sachant pas dessiner, j'ai plus ou moins esquissé un cheval au bas de la lettre datée du 24 janvier, avec des rayons de lumière qui en émanaient, la baguette magique au-dessus, et j'ai écrit sur le côté : jeudi 16 janvier 1968, 17 h. En jetant un coup d'œil à l'horloge, j’ai vu qu’il était un peu plus de 17 h, donc cela s'était produit vers 17 h.

Quand mon mari est rentré du travail, je lui ai parlé de la méditation et du miracle qui s'était produit pour Poppi à 17 heures. J'en ai aussi parlé à des amis intéressés par le sujet, et nous avons attendu des nouvelles du propriétaire de Poppi pour savoir si un miracle s'était produit à cette heure-ci, ce jour-là.

Le lendemain, vendredi, je devais faire une course à Plymouth et, en regardant ma montre pour prendre le bus, j'ai vu qu'il était 17 heures. En levant les yeux, je suis passée devant une boutique que je ne connaissais pas, remplie de peintures et de gravures, certaines que je connaissais et d'autres que je n’avais jamais vues. Mais celle qui a immédiatement attiré mon regard, celle qui m'a fascinée, me donnait la chair de poule (toujours mon signe d'approbation, signe important, comme je l'ai compris au fil des longues années durant lesquelles il s’est manifesté, ainsi que chez certains amis), représentait un magnifique cheval aux ailes déployées, fendant le ciel nocturne. Pégasus !

Vingt-quatre heures auparavant, j'avais vu durant une méditation, une vision très similaire, mais sans les ailes : Poppi dans son nouvel état ! Le tableau encadré était un cadeau et je l'ai emporté chez moi avec une immense joie. N'aimant pas le bleu du cadre, j'ai sorti le tableau pour le repeindre en doré et j'ai découvert qu'il s'agissait d'une autre gravure unique de nos amis de Heron Arts, à Hitchin, dans le Hertfordshire, d'après une peinture de Jack Shalatain. Quel que soit l'angle dont on l’examine, elle s'illumine de couleurs et de reflets différents. J'en ai déjà commandé d'autres exemplaires pour plusieurs amis qui l'ont vue et l’aimeraient. Le soir même, j'ai écrit au dos : « Poppi, 17 h, jeudi 16/01/86 ».

Le lendemain, j'ai été bouleversée de recevoir une lettre de la propriétaire de Poppi, datée du 17 janvier. « Après vous avoir annoncé le décès de Poppi et remercié de vos efforts, j'ai joint une contribution pour couvrir vos frais d'envoi ».   Nous avons reçu cette contribution avec une immense gratitude. Malgré mon désarroi, ainsi que la détresse et déception de la propriétaire de Poppi, je savais qu'un miracle s'était produit pour la jument malade. Je lui ai écrit avec mes plus sincères regrets, expliquant ce qui s'était passé ce jeudi 16 janvier à 17 heures, insistant sur l'importance de cet événement et sa grande signification. Même si cela ne lui apportait que peu ou pas de réconfort sur le moment, peut-être que cela lui en apporterait un plus tard, si elle le permettait. Car Poppi avait un but à atteindre et serait un guide pour elle, si elle l'acceptait.

Le vendredi 7 février, la propriétaire de la jument, inconsolable, m'a écrit pour me remercier à nouveau de ma lettre et de son contenu. Elle n'avait pu la rédiger plus tôt, tant elle était bouleversée par la perte mais … le jeudi 16 janvier, vers 16 heures, le vétérinaire responsable de Poppi au Royal Veterinary College lui avait téléphoné pour lui dire qu'elle allait beaucoup mieux depuis la veille. Le vendredi matin, elle avait ensuite reçu un message annonçant son décès, survenu le jeudi vers 17 heures.

Alors j'ai compris. La baguette magique l’a libérée à ce moment-là pour qu’elle rejoigne sa nouvelle vie et recouvre sa liberté spirituelle et sa joie. J'ai réalisé qu'elle avait acquis les mêmes qualités que M. et Mme Quick, Panda et Kim, Bubbles – tous ceux que j'avais vus après leur mort. Et quand on a vu des êtres chers ainsi, le chagrin, les larmes, la douleur s'apaisent, même si parfois on aspire tellement à les rejoindre dans leur vie réelle. Car, en comparaison, ceci n'est qu'une ombre. Beaucoup d'autres vous le diront également, et comme le mentionne Lord Dowding dans l'un de ses livres : « Ne me croyez pas sur parole, vérifiez vous-même ! »

PAROLES INSPIRANTES

Il serait peut-être opportun de citer ici un beau texte, publié il y a longtemps par la Ligue nationale de défense des équidés et des petits animaux, au refuge et hôpital pour animaux Wetheral Shields, à Carlisle. M. Tebbutt, le secrétaire organisateur, a seulement pu nous indiquer que l'auteur s'appelait Holborn et que feu le secrétaire de la Ligue, le célèbre Alfred Brisco, avait fait diverses recherches à son sujet et sur l'existence d'éventuels droits d'auteur, mais sans succès. Nous avons donc reçu l'aimable autorisation de le citer, ce que nous avons fait pour notre 250e œuvre caritative de Noël en 1984. Je suis certaine que l'auteur aimerait également partager ses vers avec vous.

Seigneur, calme-moi ! Apaise les battements de mon cœur en calmant mon esprit. Calme mon rythme effréné par la vision de l'éternité du temps. Donne-moi, au milieu du tumulte de mes journées, la sérénité des montagnes éternelles. Dénoue les tensions de mes nerfs et de mes muscles par la douce musique des ruisseaux chantants qui vivent dans ma mémoire.

Aide-moi à connaître le pouvoir magique et réparateur du sommeil. Apprends-moi l'art de faire de brèves pauses… de ralentir pour contempler une fleur, bavarder avec un ami, caresser un chien, lire quelques lignes d'un bon livre. Rappelle-moi chaque jour la fable du lièvre et de la tortue, afin que je sache que la course n'est pas toujours gagnée par les plus rapides ; que la vie ne se résume pas à mesurer sa vitesse.

Permets-moi de lever les yeux vers les branches du chêne majestueux et de savoir qu'il a grandi, grand et fort, parce qu'il a grandi lentement et avec soin. Ralentissez-moi, Seigneur, et inspirez-moi à enfoncer profondément mes racines dans le terreau des valeurs éternelles de la vie, afin que je puisse grandir vers les étoiles de mon destin éternel.