CAM de Melvin C
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Description de l'expérience :

Je somnolais vers 18 ou 19 heures et j'avais demandé à mon fils de me réveiller vers 20 h 30 (ce qu'il n'a pas fait). Je ne saurais dire quelle heure il était exactement quand j'ai entendu dire « Mel » et senti comme de légers tapotements sur la tête. L'instant d'après, je me suis retrouvé dans une pièce aux abords sombres ; mon frère était là, debout, et me parlait, tandis que je lui demandais ce qu'il fichait là ! C'est alors que j'ai remarqué ma mère, mon père et tous les autres présents dans la pièce ! Ils avaient l'air plus jeunes ! Je n'ai jamais compris ce qu'il essayait de me dire.

Tout est devenu noir et je me suis réveillé vers 20 h ou 20 h 30. Je me suis senti bizarre pendant une bonne partie de la soirée ; c'était un rêve très étrange. Nous étions en train de nous installer pour manger une pizza et boire du « Root beer » quand ma sœur a appelé, vers 22 heures.

Sa voix était un peu particulière ; elle m'a dit de m'asseoir car elle avait quelque chose à m'annoncer, mais j'ai refusé. Je lui ai raconté ce qui s'était passé et elle m'a demandé qui m'avait informé. Je ne lui ai jamais répondu. Cette communication après la mort (CAM) était la chose la plus étrange, car personne ne savait que mon frère allait mourir. Il avait travaillé toute la journée à son garage avant de se rendre à l'hôpital (c'est mon frère cadet qui l'y avait conduit et l'avait déposé).

En ce qui concerne tous les autres - ma mère, mon père, mes oncles et tantes - nous savions qu'ils étaient en train de partir. J'avais donc toujours pensé que c'était le fruit de mon imagination ou de mes désirs lorsque, dans mes rêves, ils s'arrêtaient pour me dire au revoir ou « Salut l'ami, je m'en vais ». Mais ceci a tout changé.

Renseignements généraux :

Ce type d'expérience était-il difficile à décrire ? Non. J'en ai parlé à ma femme quand elle s'est levée, vers 8 h 45. C'est à 10 heures que nous l'avons appris ; ma sœur a appelé pour nous en informer.

Avez-vous uniquement ressenti la présence du défunt, sans pour autant le voir, l'entendre, le toucher ou le sentir ? Non

Avez-vous entendu le défunt ou quelque chose qui lui était associé ? Oui

Décrivez ce que vous avez entendu, la clarté de ce que vous avez perçu et ce qui a été communiqué :   J'ai entendu « Mel, je... » ; tout le reste ressemblait à un bourdonnement.

La voix ou le son semblait-il provenir de l'extérieur, de votre intérieur, ou n'avez-vous pas entendu de voix ou de son mais avez-vous eu le sentiment de savoir ce qui était communiqué ? De l'extérieur de moi.

Si vous avez entendu une voix ou un son, ressemblait-il à la voix ou au son que le défunt avait de son vivant ? Cela y ressemblait.

Est-il possible que ce que vous ayez entendu soit provenu d'une autre source présente dans les environs au moment des faits ? Non

Avez-vous souffert d'une déficience auditive au moment des faits ? Non

Avez-vous ressenti un toucher ou contact physique avec le défunt ? Oui, il m'a touché ou tapoté la tête ; je l'ai touché.

Ce contact était-il familier ou inhabituel ? Oui, très familier et ferme.

Ce contact était-il porteur de sens ? Non, mais il semblait y avoir une certaine urgence.

Est-il possible que ce que vous ayez ressenti soit provenu d'une autre source présente dans les environs au moment de votre expérience ? Non, je somnolais, je ne dormais pas.

Avez-vous vu le défunt ? Oui. Il avait l'apparence que je lui connais habituellement ; son visage, du moins. Il semblait ne pas porter de chemise.

Avec quelle netteté le défunt est-il apparu ? Solide.

Quelle partie du défunt avez-vous vue ? Principalement le haut du buste.

Le défunt semblait-il avoir l'âge qu'il avait au moment de son décès ? Il avait son apparence habituelle ; un peu moins de cheveux gris, mais c'était clairement lui.

Quel semblait être l'état de santé du défunt ? Excellent. Il disait toujours que nous étions bâtis pour la puissance, pas pour la vitesse.

Est-il possible que ce que vous ayez vu soit provenu d'une autre source présente dans les environs au moment de votre expérience ? Non

Avez-vous perçu une odeur, une senteur, un parfum ou un arôme distinct associé au défunt ? Oui

Quelle odeur, senteur, parfum ou arôme avez-vous senti ? Il sentait l'huile de moteur.

Cette odeur, senteur, parfum ou arôme vous était-il familier ? Oui, l'huile de moteur.

Cette odeur, senteur, ce parfum ou arôme transmettait-elle quelque chose ? Non, il avait peut-être besoin d'un bain.

Est-il possible que cette odeur, senteur, ce parfum ou arôme soit provenu d'une autre source présente dans les environs au moment de votre expérience ? Non, je ne travaille pas du tout sur les voitures.

Combien de temps l'expérience a-t-elle duré ? Entre 5 a 10 minutes.

Le début et la fin de l'expérience ont-ils été progressifs ou soudains ? Le début a été très rapide, la fin aussi : une minute je somnolais, l'instant d'après j'étais dans la pièce.

Avez-vous perçu les émotions ou l'humeur du défunt ? Oui, un sentiment d'urgence ; il voulait parler.

Le défunt vous a-t-il fourni des informations que vous ignoriez auparavant ? J'en ai entendu des bribes ; j'essayais surtout de distinguer les silhouettes qui m'entouraient !

Comment percevez-vous actuellement la réalité de votre expérience ? L'expérience était tout à fait réelle.

Veuillez expliquer pourquoi vous considérez votre expérience comme réelle ou non : Il m'était impossible de savoir qu'il allait mourir. Il est arrivé à l'hôpital presque au moment même où je m'étais allongé. Il est décédé dans l'heure qui a suivi son arrivée. Il m'a parlé après son décès ; j'ai d'abord cru qu'il s'agissait d'un rêve étrange.

L'expérience ressemblait-elle à un rêve, d'une manière ou d'une autre ? Je ne saurais dire. Cela semblait plutôt réel, et j'étais en état d'éveil (faute d'un meilleur terme). Se réveiller au sein d'un rêve est une chose ; le fait qu'on vous appelle par votre nom en est une autre.

Décrivez en détail vos sentiments ou émotions durant l'expérience : Surpris, pris au dépourvu. Appréhension ! J'avais le sentiment qu'il se passait quelque chose ou que je devais faire quelque chose.

Y a-t-il eu une quelconque guérison émotionnelle à la suite de l'expérience ? Non

Quels ont été les meilleurs et les pires aspects de votre expérience ? J'ai appris que la vie existe après la mort, que mes parents vont bien, qu'ils continuent de veiller sur nous et peuvent s'exprimer si nécessaire. Le pire, c'est d'avoir du perdre mon frère pour l'apprendre.

Votre vie a-t-elle changé concrètement à la suite de votre expérience ? Oui. Les choses ne me dérangent plus autant maintenant.

Votre attitude ou vos croyances ont-elles changé à la suite de cette expérience ? Oui. J'ai dû reconsidérer toutes mes autres expériences, et j'ai aussi cessé de manger tout ce qui avait un visage.

Cette expérience vous a-t-elle apporté des compréhensions d'ordre spirituel concernant la vie, la mort, l'au-delà, Dieu, etc. ? Oui. J'ai compris que le pasteur et tous les autres ont tort : les défunts ne sont pas dans leurs tombes à attendre le jugement. Ils sont vivants et se déplacent dans l'au-delà.

Un « pacte de mort » est un engagement pris entre deux ou plusieurs personnes vivantes : celle qui mourra la première tentera d'entrer en contact avec l'autre (ou les autres). Avez-vous déjà conclu un tel pacte ? Non

Avez-vous observé ou entendu quoi que ce soit concernant des personnes ou des événements, au cours de votre expérience, qui puisse être vérifié ultérieurement ? Non, si ce n'est qu'il était impossible de savoir qu'il allait décéder au moment même où je faisais la sieste !

Quelles émotions avez-vous ressenties au cours de cette expérience ? De la confusion, jusqu'à ce que l'appel arrive ; tout s'est alors éclairci très vite. Puis de la colère, voire de la rage, à l'hôpital. De la colère envers moi-même : j'aurais dû l'écouter.

D'autres personnes ont-elles été témoins de l'expérience ou l'ont-elles vécue ? Oui, ma femme, qui dormait elle aussi.

Avez-vous eu l'impression d'une altération de l'espace ou du temps ? Je ne saurais dire. Pas vraiment sûr.

Avez-vous développé des dons psychiques, paranormaux ou autres après cette expérience, dons que vous ne possédiez pas auparavant ?   Oui. Près d'une semaine après les funérailles, je préparais un rôti (en enlevant l'excès de gras). Au moment où je l'ai touché, une voix a dit : « Mangerais-tu ton frère ? » J'ai cessé de manger toute forme de viande. J'ai cru que je devenais fou. Je suis donc allé dans un fast-food et j'ai commandé des travers de porc et du poulet. J'en ai mangé un peu de chaque, mais depuis ce moment-là, je n'ai plus jamais consommé de viande. Je suppose qu'il fallait que ce soit mon propre choix.

Avez-vous ressenti une séparation entre votre conscience et votre corps ? Oui, je le crois.

Avez-vous rencontré ou vu d'autres êtres que le défunt ? Oui. Ma mère, mon père et mes grands-parents (cela semblait être eux) ; il y en avait beaucoup d'autres qui se tenaient dans l'obscurité de la pièce.

Avez-vous vu une lumière ? Oui, au milieu de la pièce, là où mon frère et moi nous trouvions.

Une partie de votre expérience a-t-elle semblé se dérouler ailleurs qu'à l'endroit décrit précédemment ? Non

Avez-vous partagé cette expérience avec d'autres personnes ? Oui ; elles ont dit que c'était horrible et se sont éloignées.

Avez-vous partagé cette expérience, de manière formelle ou informelle, avec un chercheur ou sur un site web ? Non. Sans un rêve que j'ai fait la nuit dernière, je n'aurais même jamais songé à remplir ce questionnaire.

Y avait-il des médicaments ou des substances associés susceptibles d'influencer l'expérience ? Non

Après cette expérience, avez-vous vécu d'autres événements, pris des médicaments ou consommé des substances qui ont reproduit une partie de cette expérience ? Non, juste la méditation.

Avez-vous déjà vécu, au cours de votre vie, une expérience de mort imminente, une expérience hors du corps ou un autre événement spirituel ? Oui. J'avais reçu un coup de batte de baseball contre la tête (exprès). Lorsqu'ils m'ont endormi pour l'opération, je crois que la dose était trop forte. J'étais assis dans une pièce et je regardais l'opération ; la peau recouvrant l'oreille de cet homme avait été rabattue et son crâne était à nu. Mon père est venu me dire qu'il voulait me montrer quelque chose ; j'ai répondu : « Plus tard », mais il a insisté. J'ai encore dit non, car je voulais suivre cette opération (j'ignore pourquoi). Il a dit : « Tant pis pour toi ». Mon père est décédé quand j'avais 16 ans ; au moment de cette opération, j'en avais 22.

Les questions posées et les informations que vous avez fournies décrivent-elles votre expérience de manière précise et exhaustive ? Oui. Vous avez couvert beaucoup de choses. Merci.