CAM de Michael A
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Description de l'expérience :
En août 1994, ma femme et moi avons fait un voyage dans le Montana à moto. Alors que nous rentrions de ce périple et traversions notre propre État de Washington sur l’autoroute 90 - juste à l'est de George, Washington - nous sommes tombés sur un accident qui venait tout juste de se produire, au moment où nous abordions un virage sur l'autoroute.
Nous roulions vers l'ouest lorsque j'ai aperçu, sur les voies en sens inverse, des voitures s'arrêter sur le bas-côté, juste à côté d'un pont enjambant un canal. J'ai vu des hommes dévaler la berge en courant et se jeter à l'eau. Je n'avais pas été témoin de la scène, mais il semblait qu'une voiture Chevy Suburban était sortie de la route pour finir sa course dans le canal, avant de sombrer et de disparaître de la vue. Je me suis arrêté ; ma femme et moi sommes descendus de la moto et avons traversé l'autoroute pour aller voir exactement ce qui se passait. J'ai vu quelques hommes sortir des enfants de l'eau ; ils ont levé les yeux vers le pont et ont crié à l'aide, demandant si quelqu'un savait pratiquer la réanimation cardio-pulmonaire.
Je venais tout juste d'être formé aux gestes de premiers secours ; j'ai dévalé la berge en courant et me suis mis à m'occuper d'une petite fille. Elle était consciente et respirait ; la réanimation n'était donc pas nécessaire pour la ranimer, mais je tenais à la surveiller de près et à éviter qu'elle ne tombe en état de choc avant l'arrivée des secours, qui prendraient alors le relais.
Je ne sais pas si elle a été secourue ou si elle est parvenue à sortir par ses propres moyens, mais la mère - qui conduisait la voiture Suburban - est apparue ; elle a été prise en charge par des pompiers-secouristes qui venaient tout juste d'arriver. Plusieurs autres enfants recevaient des soins à proximité.
Apparemment, la mère rentrait chez elle à Spokane avec six enfants à bord du véhicule lorsqu'elle s'est endormie au volant, finissant sa course dans le canal. Seuls trois des enfants ont survécu.
Tandis que je m'occupais de la jeune Julie, je n'arrêtais pas de lui demander de me donner son nom, de me parler de l'école, et ainsi de suite, afin de la maintenir consciente et d'éviter qu'elle ne sombre en état de choc. Une autre secouriste m'assistait désormais, et elle s'employait elle aussi à la faire parler. Julie nous a confié qu'elle était en deuxième année de l’école primaire. Elle était enveloppée dans un sac de couchage que quelqu'un avait fourni, et elle tremblait de façon incontrôlable. Nous continuions de lui frotter le corps et de lui parler pour la garder éveillée. La secouriste a été appelée à s'absenter un instant ; pendant son absence, Julie a cessé de trembler, s’est mise à sourire et hocher la tête, les yeux clos. C'était comme si sa peur s'était apaisée et qu'un grand calme l'avait envahie. On aurait dit qu'elle reconnaissait quelqu'un qu'elle connaissait, bien qu'elle ne prononçât pas un mot. Elle s’est contentée de hocher la tête à plusieurs reprises. Cela a duré environ vingt secondes.
Je ne lui ai pas adressé la parole durant ces vingt secondes. Je me suis contenté d'observer, saisi d'émerveillement, car tout se passait comme si quelqu'un d'autre était en train de lui parler. Pourtant, personne ne le faisait, du moins pas à ma vue. Cela a été un moment empreint d'un profond surréalisme.
Un pompier s'est approché, accompagnant la mère, pour prendre des nouvelles de ses enfants survivants. La mère était manifestement elle-même en état de quasi-choc et le pompier devait la soutenir pour l'empêcher de vaciller. Elle s’est adressée à sa fille et lui a dit qu'ils cherchaient Billy, mais qu'ils ne l'avaient pas encore retrouvé. Alors Julie a répondu : « Billy était là, à l'instant, il me parlait. Je viens tout juste de lui parler, Maman ». La mère a répété : « Non, ma chérie, ils ne l'ont pas encore trouvé ». La mère et le pompier se sont dirigés ensuite vers l'un des autres enfants survivants. J’ai fait de mon mieux pour réconforter Julie ; peu de temps après, on l'a installée dans une ambulance et on l'a emmenée.
J'ai appris par la suite qu’ils n’ont jamais retrouvé le corps de Billy. Un nourrisson, installé dans un siège-auto, avait lui aussi péri sur les lieux ce jour-là. J’ai appris également que la femme et son mari s'étaient séparés et qu'elle était devenue alcoolique. C'est un véritable gâchis. Je pense à Julie de temps à autre et je me demande si elle se souvient de la conversation qu'elle a eue avec son frère Billy, le jour tragique de l'accident.
Renseignements généraux :
Ce type d’expérience était-il difficile à décrire ? Oui. La sensation surréelle durant la « communication » entre la sœur et son frère décédé.
Avez-vous uniquement ressenti la présence du défunt, sans pour autant le voir, l'entendre, le toucher ou le sentir ? Oui
Avez-vous vu le défunt ? Non
Avez-vous perçu une odeur, une senteur, un parfum ou un arôme distinct associé au défunt ? Non
Combien de temps l’expérience a-t-elle duré ? Entre 20 à 30 secondes.
Le début et la fin de l’expérience ont-ils été progressifs ou soudains ? C’était comme une conversation interrompue.
Avez-vous perçu les émotions ou l’humeur du défunt ? Non
Le défunt vous a-t-il fourni des informations que vous ignoriez auparavant ? Une fois de plus, le défunt ne m’a pas adressé la parole.
Comment percevez-vous aujourd'hui la réalité de votre expérience ? L'expérience était tout à fait réelle.
Veuillez expliquer pourquoi vous considérez votre expérience comme réelle ou non : Je ne saurais expliquer pourquoi c'était réel ; cela semblait simplement très réel, comme je l'ai mentionné auparavant. C'était tout à fait surréel, et la jeune fille répondait à quelqu’un, étant fermement convaincue qu'il s'agissait de son frère -dont elle ignorait, à ce moment-là, qu'il était décédé.
L'expérience ressemblait-elle, d'une quelconque manière, à un rêve ? Je ne saurais dire. C'était surréel, mais cela s'ancrait très fortement dans la réalité d'un événement qui avait bel et bien eu lieu et qui a été documenté dans la presse (l'accident).
Décrivez en détail vos sentiments et émotions durant l'expérience : Mes sentiments étaient empreints d'inquiétude quant à la santé et au bien-être de la petite fille dont je m'occupais.
Y a-t-il eu, d'une quelconque manière, une guérison émotionnelle à la suite de cette expérience ? Oui. Ces enfants ont peut-être eu une vie trop courte sur Terre, mais il y a peut-être un dessein plus grand, un plan plus vaste, un lieu où ils ont rejoint l'au-delà.
Quelle ont été la meilleure et la pire partie de votre expérience ? Le meilleur aspect est l'idée d'une vie après la mort. Le pire est l'impact tragique de cet accident sur cette famille.
Votre vie a-t-elle changé de manière spécifique à la suite de cette expérience ? Non
Cette expérience vous a-t-elle apporté de nouvelles compréhensions d'ordre spirituel concernant, par exemple, la vie, la mort, l'au-delà, Dieu, etc. ? Je ne saurais dire. Ce n'est pas une preuve absolue pour moi, mais c'est une influence curieuse sur ce que j'espère être vrai.
Avez-vous observé ou entendu quoi que ce soit concernant des personnes ou des événements, au cours de votre expérience, qui pourrait être vérifié ultérieurement ? Je ne saurais dire. Je me suis souvent demandé si la petite fille se souvenait de sa conversation avec son frère défunt, immédiatement après cet accident tragique.
Quelles émotions avez-vous ressenties au cours de cette expérience ? De la douleur face à la mort tragique de trois enfants.
Cette expérience a-t-elle été observée ou vécue par d'autres personnes ? Oui. J’étais un témoin, et non celui qui a vécu l’expérience.
Avez-vous eu l'impression d'une altération de l'espace ou du temps ? Oui. Tandis que la jeune fille hochait la tête en direction de celui qu'elle croyait être son frère, on aurait dit une scène de film où le son se coupe au milieu d’un combat ou lors d'un événement similaire. C'était surréel.
Avez-vous partagé cette expérience avec d'autres personnes ? Oui. Je ne l'ai pas racontée à beaucoup de monde, uniquement à ceux dont je pensais qu'ils y seraient réceptifs. Toutefois, cela revenait alors à « prêcher à des convertis » : ils étaient déjà ouverts à l'idée que de telles choses puissent exister. Tous ceux à qui j'ai fait ce récit ont été captivés par l'histoire et jugent plausible que la petite fille ait bel et bien été en train de parler avec son frère.
Avez-vous partagé cette expérience, de manière formelle ou informelle, avec un autre chercheur ou un site Internet ? Je ne saurais dire. J'ai raconté cela à plusieurs personnes par mèl, mais pas sur un site web. À ma connaissance, aucune d'entre elles n'était un « chercheur ».
Y avait-il des médicaments ou des substances associés susceptibles d'avoir influencé l'expérience ? Non
À la suite de cette expérience, avez-vous vécu d'autres événements dans votre vie, ou pris des médicaments ou des substances, qui en aient reproduit une partie quelconque ? Non
Avez-vous déjà vécu, au cours de votre vie, une expérience de mort imminente, une expérience hors du corps ou tout autre événement spirituel ? Oui. J'ai rencontré un fantôme durant mon enfance. J'ai également été le témoin d'autres événements insolites, ainsi que d'une observation d'OVNI. Pendant un certain temps, j'ai enquêté sur des signalements d'OVNI pour le compte du MUFON. Au moment où l'événement susmentionné s'est produit, j'occupais le poste de directeur de la section de l'État pour le comté de King, au sein du MUFON. Je ne fais désormais plus partie de cette organisation.
Les questions posées et les informations que vous avez fournies décrivent-elles votre expérience de manière précise et exhaustive ? Oui. Les questions semblent manifestement s'adresser aux individus qui sont les acteurs directs de la communication, et non aux simples témoins d'un tel événement. J'ai fait de mon mieux pour remplir les champs requis.
N'hésitez pas à nous faire part de toute suggestion que vous auriez pour améliorer ce questionnaire. Peut-être faudrait-il ajouter des parties ou des sections spécifiquement destinées aux témoins de ce type d'événements ; c'est-à-dire ceux qui ne sont pas directement impliqués dans la communication elle-même. À supposer, bien entendu, que cela soit pertinent. C'est à vous de me le dire.