CAM de Pam C
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Description de l'expérience :
Lors de l'échographie du quatrième mois (18 semaines), on nous a informés qu'il y avait une anomalie dans le développement cérébral de mon bébé. Nous avons dû consulter un spécialiste pour effectuer des examens visant à confirmer les soupçons des radiologues, puis nous avons été conduits dans une salle pour discuter du diagnostic avec une équipe médicale. Mon mari, sa sœur et moi étions présents lorsque nous avons appris la mauvaise nouvelle.
Ils n'ont pas eu besoin d'en dire beaucoup ; j'ai su dès le début que quelque chose n'allait pas, tout comme j'avais su que j'étais enceinte avant même de faire le test. Tout comme j'avais su que j'attendais une fille avant qu'on me l'annonce après sa naissance. J'ai essayé, en quelque sorte, de ne pas trop m'attacher, sachant qu'elle allait mourir avant même que nous passions l'échographie. C'est un peu comme lorsque vous quittez la maison et que vous avez ce vague sentiment d'avoir oublié quelque chose, sans pour autant réussir à mettre le doigt dessus. On ne peut pas vraiment expliquer pourquoi on le sait ; on le sait, tout simplement. Les médecins avaient prévenu que la grossesse risquait de ne pas atteindre son terme, car la maladie qui la frappait entraînait généralement une fausse couche ; ils ont d'ailleurs été assez surpris que j'atteigne le stade des 22 semaines. C'est alors que je me suis retrouvée en salle d'accouchement.
Le personnel a été merveilleux ; ils connaissaient notre situation et étaient ravis de nous aider en quoi que ce soit. La douleur s'est intensifiée. (J'avais déjà mis au monde deux autres garçons sans péridurale ni analgésique) ; on m'a proposé de la péthidine pour me soulager. Cela a atténué la douleur sans pour autant m'endormir. Environ une demi-heure plus tard, l'accouchement était imminent. Mon mari me tenait la main ; je ressentais les contractions comme des vagues de chaleur irradiant de mon dos vers mon ventre. La sage-femme m'a dit que je pouvais pousser quand je me sentirais prête.
Soudain, la douleur a complètement disparu ; je me sentais bien, au chaud et à l'aise. Je me suis alors allongée et j'ai eu l'impression que quelque chose venait de se relever de dessus moi. Comme si un poids m'avait été retiré. Je ressentais une grande paix, sans tristesse. Un certain soulagement, aussi, et je savais qu'elle était partie. J'ai dit : « Elle est morte ». La sage-femme m'a regardée, un peu déconcertée, tandis que mon mari baissait la tête. J'ai poussé de toutes mes forces et elle est née. La sage-femme a fini par nous regarder et a dit : « Je suis désolée, il n'y a aucun signe de vie. C'était une petite fille ».
À ce moment-là, mon mari s'est effondré. Je me sentais juste béate ; tout était fini, elle était morte, je savais déjà qu'elle était partie. Je n'étais pas triste, je n'ai pas pleuré. J'ai essayé de dire à mon mari que tout allait bien, qu'elle allait bien. Mais il a juste sangloté, inconsolable.
J'ai eu une hémorragie pendant qu'ils essayaient de retirer le placenta. Ma tension artérielle est tombée à 34/70 ou quelque chose comme ça. Je n'ai jamais eu aussi froid de toute ma vie. Ils m'ont emmenée au bloc opératoire après que j'aie dit à mon mari : « À plus tard ». Il avait l'air un peu inquiet, car je n'ai pas dit au revoir, juste « À plus tard ». J'entendais le bip du moniteur cardiaque. Puis je l'ai entendu en ligne plate. Je me souviens m'être sentie vraiment à l'aise. Je ne voulais pas me réveiller. J'étais tellement paisible. Je n'ai vu ni lumière, ni tunnel, ni personne. C'était juste de l'obscurité, je flottais presque ; eh bien, c'est ce que j'ai ressenti. J'entendais mon nom être appelé, je l'ignorais. Je voulais qu'on me laisse seule. Ils ont continué à m'appeler par mon nom, puis j'ai senti qu'ils me secouaient. J'ai ouvert les yeux et j'ai entendu le moniteur biper à nouveau.
Ils m'ont emmenée dans une chambre privée, où j'ai bien dormi la majeure partie de la nuit. Dans la matinée, un des membres du personnel est entré dans la chambre et m'a dit : « Je m'occupais de toi hier soir, tu es beaucoup mieux qu'avant, maintenant que tu as repris des couleurs aux joues ; nous t'avons presque perdue pendant un moment ».
Environ deux ans plus tard, je pensais enterrer les cendres de mon bébé. J'avais eu un fils depuis, ce que je considère comme un miracle en soi, mais c'est une tout autre histoire. Quoi qu'il en soit, je pensais à elle et je me suis dit qu'il était temps d'enterrer ses cendres et de lui dire au revoir « comme il se doit ». Ce soir-là, je me suis couchée ; je n'étais pas fatiguée et j'avais toujours du mal à trouver le sommeil. Mon mari s'était endormi dès que sa tête avait touché l'oreiller. J'étais allongée là, les yeux fermés. Soudain, comme dans un rêve, une petite fille est apparue devant moi, entourée de blanc : pas de décor, pas de couleurs, pas d'objets, juste du blanc. Ses traits rappelaient trait pour trait ceux de mon fils aîné, mais elle portait une robe chasuble bleue et jouait avec un ballon. Elle s'est arrêtée et m'a regardée avec un énorme sourire. J'ai éprouvé un immense bonheur et j'ai su que c'était elle ; elle grandissait, tout comme elle l'aurait fait ici-bas, sauf qu'elle n'avait pas de lésions cérébrales. (Les médecins avaient prédit qu'elle resterait dans un état végétatif.) Elle avait l'air très heureuse. Je suis heureuse pour elle. Ma vie a changé ; j'ai toujours cru en une existence après la mort, sans trop savoir quoi. Je crois que je comprends maintenant.
Renseignements généraux :
Ce type d'expérience était-il difficile à décrire ? Non
Avez-vous entendu la personne décédée ou quelque chose qui y était associé ? Non
Avez-vous ressenti un toucher, un contact physique quelconque avec la défunte ? Non
Avez-vous vu la défunte ? Oui. Elle avait environ 2 ans et portait un tablier bleu et une chemise blanche. Elle avait les cheveux bruns ; j'ignore de quelle longueur, mais ils étaient en couettes. Elle était mort-née.
Avec quelle clarté la défunte est-elle apparu ? Distinctement
Quelle partie de la défunte avez-vous vue ? Tout l'ensemble.
La défunte semblait-elle avoir l'âge auquel elle est décédée ? Non. Elle avait 2 ans de plus ?
Quel semblait être l'état de santé de la défunte ? Extrêmement saine. Elle aurait été un légume dans la vie, du fait de graves anomalies cérébrales.
Est-il possible que ce que vous ayez vu soit provenu d'une autre source présente dans votre environnement au moment de votre expérience ? Je suppose que c'est possible, mais je ne pense pas ; je n'en ai pas l'impression.
Avez-vous senti une odeur, un parfum, un arôme ou une senteur particulière associée à la défunte ? Non
Combien de temps l'expérience a-t-elle duré ? Je ne suis pas sûre. Environ 2 à 3 minutes.
Le début et la fin de l'expérience ont-ils été progressifs ou plutôt soudains ? Le début a été rapide mais progressif ; la fin a été soudaine.
Avez-vous pu ressentir les émotions ou l'humeur du défunt ? Oui. Elle était très heureuse.
Comment percevez-vous actuellement la réalité de votre expérience ? C'était probablement réel.
Veuillez expliquer pourquoi vous la considérez comme réelle ou non : J'étais éveillée à ce moment-là, je ne rêvais pas. Cela semblait réel, mais j'aurais pu être dans une sorte d'état de rêve éveillé. Donc, pas sûre.
L'expérience ressemblait-elle à un rêve ? Je ne saurais dire. J'avais les yeux fermés. J'étais au lit, mais je ne dormais pas.
Décrivez en détail vos sentiments/émotions pendant l'expérience : Au début, j'étais un peu incertaine ; pendant l'expérience, c'était indescriptible, mais j'étais heureuse.
Y a-t-il eu une forme de guérison émotionnelle suite à cette expérience ? Oui. Je pleurais encore sa perte et je ressentais de la culpabilité et de la colère. Après, je n'éprouvais plus ni colère, ni culpabilité ; je me sentais heureuse et soulagée.
Quels ont été le meilleur et le pire aspect de votre expérience ? Le meilleur moment a été de savoir que ma fille est heureuse et en bonne santé, même si elle n'est plus dans cette dimension ; le pire a été de devoir perdre ma fille.
Votre vie a-t-elle changé concrètement suite à cette expérience ? Sans commentaire. Je ressens le besoin d'aider les gens sur le plan professionnel, en particulier les personnes âgées ou en fin de vie ; je n'ai pas encore de formation spécifique, mais je me renseigne à ce sujet. Ma relation avec mon mari n'a jamais été aussi bonne ; nous semblons nous comprendre sans avoir besoin de communiquer verbalement.
Avez-vous constaté des changements d'attitudes ou de croyances suite à cette expérience ? Oui. J'ai été élevée dans la religion chrétienne ; toutefois, en grandissant, j'ai cessé de croire en la Bible, que je trouve hypocrite. Je crois désormais davantage en une entité supérieure, une sorte de force, plutôt qu'en un dieu au sens traditionnel.
Cette expérience vous a-t-elle apporté une compréhension spirituelle, notamment sur la vie, la mort, l'au-delà, Dieu, etc. ? Oui. Je n'ai pas peur de la mort. Je ne crains pas non plus la mort d'autrui ; je crois désormais sincèrement à la réincarnation, je suis très sensible aux sentiments des autres et ma vie est meilleure aujourd'hui. Je perçois davantage les couleurs, je sens les odeurs plus intensément et je remarque des choses qui m'échappaient auparavant (je suis plus consciente de mon environnement).
Avez-vous observé ou entendu quoi que ce soit concernant des personnes ou des événements pendant cette expérience, qui puisse être vérifié ultérieurement ? Je ne saurais dire. Je ne suis pas sûre que la sage-femme ait vu ce qui s'était passé, ni si j'étais cliniquement morte. Je ne me souviens du nom d'aucun membre du personnel, alors je ne saurais dire ; je ne pense pas qu'ils se souviendraient de mon cas en particulier, car ils ont des centaines de patients.
Quelles émotions avez-vous ressenties pendant cette expérience ? Trés, très heureuse.
D'autres personnes ont-elles été témoins ou ont-elles vécu cette expérience ? Je ne saurais dire. Mon mari était trop accablé par le chagrin. La sage-femme m'observait, mais je ne lui ai jamais posé la question, au cas où cela aurait été dû à la situation dans laquelle je me trouvais à ce moment-là.
Avez-vous eu la sensation d'une altération de l'espace ou du temps ? Non
Avez-vous eu le sentiment de connaître quelque chose, d'avoir une connaissance particulière, de percevoir un ordre universel ou un but ? Oui. Depuis que j'ai repris conscience ce matin-là, je suis convaincue d'être ici-bas pour une raison, et je pense que cette raison est d'aider les autres.
Avez-vous eu conscience d'événements à venir ? Oui. Je sais quand l'un de mes enfants, mon mari ou des amis proches sont blessés. Je sais quand ils essaient de me contacter. Je pense savoir quand quelque chose de grave va se produire, afin de pouvoir l'empêcher. Rien de grave n'est arrivé pour l'instant.
Avez-vous développé des dons psychiques, paranormaux ou autres après cette expérience, dons que vous n'aviez pas auparavant ? Je ne saurais dire. J'avais un ami imaginaire quand j'étais enfant et j'ai toujours eu une impression étrange dans les vieilles maisons, les grandes demeures, etc. Je n'aime pas les hôpitaux ni les églises pour cette même raison.
Une partie de votre expérience s'est-elle déroulée ailleurs que dans le lieu décrit ci-dessus ? Oui. À l'hôpital la première fois, et chez moi la seconde fois.
Avez-vous partagé cette expérience avec d'autres personnes ? Oui. J'en ai parlé à mon mari et à mes amis. Mon mari a accepté cela comme une vérité ; quant à mes amis, ils ont raconté les expériences qu'ils avaient vécues eux-mêmes.
Avez-vous partagé cette expérience, formellement ou informellement, avec un autre chercheur ou site web ? Non
Souhaitez-vous ajouter quelque chose concernant votre expérience ? Non
Aviez-vous pris des médicaments ou des substances susceptibles d'avoir influencé l'expérience ? Oui, de la péthidine.
À la suite de cette expérience, avez-vous vécu d'autres événements dans votre vie, ou pris des médicaments ou des substances, qui en aient reproduit une partie quelconque ? Non
Avez-vous déjà vécu une expérience de mort imminente, une expérience de sortie de corps ou un autre événement spirituel ? Oui. J'ai vécu une expérience hors du corps. Je n'en connais pas la date, je ne m'en souviens pas. Je me suis retrouvée chez ma sœur et je l'ai vue assise sur son canapé, en train de pleurer. Elle vit à l'autre bout du monde par rapport à moi. Je l'ai appelée pour confirmer ce que j'avais vu.