CAM de Patricia K |
Description de l'expérience :
Une histoire d'amour du jour de Pâques, dimanche 31 mars 2002
Pour la première fois de ma vie (du moins, à ce que je me rappelle), je ne suis pas allée à l'église le dimanche de Pâques. L'idée de me mettre sur mon trente-et-un me déprimait. En me réveillant ce matin-là, j'ai eu une idée soudaine : aller à la plage pour un moment de recueillement personnel.
Je suis arrivée à la plage de Leo Carrillo avant 9 h. C'était une journée maussade, très nuageuse et fraîche, mais peu importait. J'étais heureuse d'être de nouveau à la plage.
J'avais marché environ 1,5 kilomètre vers le sud, le long de la plage presque déserte, quand j'ai aperçu une grosse souche de bois flottant. Je me suis assise dessus et j'ai commencé à prier, remerciant Dieu pour ma petite-fille, Mekenna Rose, pour tous mes petits-enfants, mes enfants et le reste de ma famille et de mes amis. Puis j'ai prié pour que l'amour de Dieu et l'esprit du Christ entrent dans mon cœur.
Comme souvent lorsque je prie, j'ai ressenti une joie soudaine et j'ai su que l'Esprit de Dieu était bien présent. C'était un moment d'amour intense, rien que nous deux.
Au bout d'un moment, j'ai eu l'impression que Dieu souriait et me disait : « Va te promener, mon enfant. Fais une pause. Amuse-toi ».
Alors, c'est ce que j'ai fait. J'ai marché pendant au moins un kilomètre avant de m'arrêter pour chercher des galets. J'étais penchée, en train de chercher, quand j'ai soudain ressenti une présence familière. C'était la même sensation que j'éprouvais quand Bert et moi allions à la plage et que je partais à la recherche de roches. Je cherchais assidûment, fouillant parmi les tas de galets, quand tout à coup je sentais sa présence, je tournais la tête et je le voyais là, debout, en train de me regarder.
C'était pareil cette fois-ci. Je le sentais là, mais bien sûr, je ne pouvais pas le voir.
Je lui ai dit (mentalement) : « Mon chéri, tu es venu ».
Il a dit : « Oui, je suis là. Ça te dérange si je marche avec toi ? »
J'ai dit : « Bien sûr que non. Ça me rend tellement heureuse de t'avoir ici ».
Nous avons marché un moment, puis je me suis arrêtée pour chercher d'autres pierres. Il a dit : « Qu'est-ce qu'on cherche exactement ? »
J'ai dit : « Oh, tu sais, surtout des morceaux de verre polis par les vagues. Et des galets inhabituels ou particulièrement jolis »
Il a dit : « D'accord ».
J'ai bientôt trouvé plus de morceaux de verre que jamais auparavant. À chaque vague, des petits « joyaux » de verre apparaissaient. Certains étaient de forme ovale et parfaitement lisses, comme je n'en avais jamais vu.
J'étais absolument ravie et je n'arrêtais pas de dire : « Oh, c'est magnifique ! Merci, mon chéri ».
Puis j'ai entendu sa voix dire : « Cœur de mon cœur », ce qu'il écrivait au bout d'une lettre qu'il m'envoyait.
J'ai souri et j'ai dit : « Tu sais ce que j'aimerais vraiment ? J'aimerais trouver quelque chose de vraiment spécial, quelque chose qui me rappelle toujours cette belle journée ».
Alors une idée m'est venue et j'ai dit : « J'aimerais une pierre en forme de cœur ».
Bert a répondu en plaisantant : « Humm. Tu la veux avec les ventricules droit et gauche ? »
J'ai ri et j'ai dit : « Tu sais ce que je veux dire : un cœur comme ceux de la Saint-Valentin ».
Il a dit : « D'accord. Je vais en trouver un ».
J'ai continué à marcher et à ramasser de jolies pierres et des morceaux de verre poli, mais aucun galet en forme de cœur. Entre-temps, Bert continuait à parler, commentant la beauté de l'océan et d'autres choses. Il me faisait rire intérieurement avec ses taquineries et ses remarques amusantes.
Finalement, après avoir marché au moins cinq kilomètres sur la plage, escaladé de gros rochers et couru d'une crique à l'autre juste devant les vagues déferlantes, j'ai dit à Bert : « Mon chéri, ce n'est pas grave si je ne trouve pas de pierre en forme de cœur. C'était probablement une requête impossible. Durant toutes ces années passées à chercher des pierres, des coquillages et du verre poli sur les plages, je n'ai jamais vu de pierre en forme de cœur. Alors, même si je n'en trouve pas, je me souviendrai toujours de cette journée comme d'une journée merveilleuse ».
Mais il a répondu : « J'ai dit que j'allais t'en trouver une, et je le ferai ».
Quelques minutes plus tard seulement, j'ai baissé les yeux et je l'ai vue. Elle était là, toute seule, sur une étendue de sable lisse, juste sur mon chemin. Si j'avais fait un pas de plus, j'aurais marché dessus.
Je me suis arrêtée, je me suis penchée et je l'ai ramassée. C'était un galet en forme de cœur, une roche parfaitement en forme de cœur, sa surface polie par les vagues.
Je suis restée là quelques secondes, à la tenir et à la regarder, car je n'arrivais pas à croire ce que je voyais.
Puis j'ai dit : « Oh, mon chéri. Merci. Elle est magnifique. Je n'arrive pas à croire que tu l'aies trouvée ! »
Il a ri et a dit : « De rien. Souviens-toi que je t'aime et t'aimerai toujours, mon amour ».
Je lui ai répété : « Cœur de mon cœur ».
J'ai continué à chercher des pierres et des morceaux de verre, et j'ai été trempée plusieurs fois en m'aventurant trop près des vagues. À chaque fois, j'entendais Bert rire doucement.
Nous avons passé ainsi une bonne partie de l'après-midi jusqu'à ce que je me rende compte que j'avais les mains et les pieds engourdis et que j'étais très fatiguée.
Je suis finalement retournée à la plage de Leo Carrillo et j'ai quitté l'océan vers 15h30. En montant dans ma voiture, j'ai constaté que Bert n'était plus là.
Il était presque 17h lorsque je suis arrivée à la maison. Après avoir salué Mike (mon fils) et lui avoir raconté ma journée, je lui ai montré la pierre en forme de cœur.
Il a hoché la tête et a confirmé : « C'est bien une pierre en forme de cœur. On ne peut pas faire plus en forme de cœur que ça ».
Mais ce n'est que bien plus tard, après avoir lavé toutes mes pierres et mes morceaux de verre, déposé la pierre en forme de cœur sur la commode de Bert et rangé le reste dans différents récipients, fait quelques lessives, etc., après que Mike soit déjà couché, que j'ai compris.
Je suis entrée dans ma chambre, j'ai pris la pierre en forme de cœur et je l'ai tenue dans mes mains. En la retournant et en regardant l'envers, j'ai vu une petite empreinte de cœur dans la pierre. « Cœur de mon cœur », ai-je murmuré, et j'ai fondu en larmes. Ce n'étaient pas des larmes de tristesse. C'étaient des larmes d'émerveillement et de joie. Comment était-ce possible ?
C'était comme un petit miracle, un miracle d'amour.
Avez-vous ressenti la présence du défunt sans le voir, l'entendre, le toucher ou le sentir ? Oui
Avez-vous entendu le défunt ou quelque chose d'associé au défunt ? Oui
La voix ou le son semblait-il provenir de l'extérieur, de votre intérieur, ou n'avez-vous pas entendu de voix ni de son, mais avez-vous eu la certitude de ce qui était communiqué ? J'ai entendu sa voix dans ma tête.
Si vous avez entendu une voix ou un son, était-il similaire ou différent de la voix ou du son que le défunt émettait de son vivant ? Exactement la même voix que de son vivant.
Avec quelle clarté avez-vous entendu le défunt ? Très clairement.
Est-il possible que ce que vous ayez entendu soit provenu d'une autre source dans votre environnement au moment de votre expérience ? Non
Votre ouïe était-elle altérée au moment de cette expérience ? Non
Avez-vous ressenti un contact physique de la part du défunt ? Non
Où et comment avez-vous été touché(e) ? Cependant, j'ai ressenti son toucher à d'autres moments.
Ce contact vous était-il familier ? C'était son toucher.
Ce contact a-t-il transmis un message ? L'amour.
Est-il possible que ce que vous avez ressenti soit provenu d’une autre source présente dans votre environnement au moment de cette expérience ? Non
Avez-vous vu le défunt ? Si oui, décrivez son apparence. Non. Je ne l'ai pas vu cette fois-ci, mais je l'ai vu à d'autres occasions depuis son décès.
Avec quelle clarté le défunt est-il apparu ? Il était parfaitement visible.
Quelle partie du défunt avez-vous vue ? Son corps tout entier.
Le défunt semblait-il avoir l'âge de son décès ? Beaucoup plus jeune, environ 35-40 ans, au meilleur de sa forme.
En quelle santé semblait être le défunt ? Son corps était parfait.
Est-il possible que ce que vous avez vu soit provenu d'une autre source présente dans votre environnement au moment de votre expérience ? Non
Avez-vous senti une odeur, un parfum ou une senteur distincte associée au défunt ? Non. Pas cette fois-ci, mais je l'ai sentie à une autre occasion.
L'odeur, le parfum ou la senteur était-il familier ? C'était l'après-rasage qu'il portait à l'hôpital trois jours avant son décès.
L'odeur a-t-elle transmis un message ? Qu’il était là.
Est-il possible que l'odeur, le parfum ou la senteur ait émané d'une autre source présente dans votre environnement au moment de votre expérience ? Non
Combien de temps l'expérience a-t-elle duré ? Environ 3 minutes.
Le début et la fin de l'expérience ont-ils été progressifs ou soudains ? Progressifs
Comment percevez-vous actuellement la réalité de votre expérience ? L'expérience était tout à fait réelle.
Décrivez en détail vos sentiments/émotions pendant cette expérience : La première année après le décès de mon mari, j'ai profondément souffert de son absence. En fait, je ne voulais pas continuer à vivre sans lui, même si je n'ai jamais envisagé de mettre fin à mes jours. Certains jours étaient meilleurs que d'autres. Le jour de cet événement, je me sentais mieux, mais son absence me pesait terriblement.
Quelles autres attitudes et croyances avez-vous actuellement concernant cette expérience ? De la joie
Y a-t-il eu une guérison émotionnelle quelconque suite à cette expérience ? Oui
Cette expérience vous a-t-elle apporté des compréhensions spirituelles concernant la vie, la mort, l'au-delà, Dieu, etc. ? Oui. Mais aucune que je n'eusse déjà.
Avez-vous déjà conclu un pacte de mort ? Oui. Mon mari et moi nous étions promis (avant qu'il ne tombe malade) que celui qui mourrait le premier essaierait de contacter l'autre pour lui faire savoir qu'il allait bien. (Mon mari, d'ailleurs, ne croyait pas fermement à l'au-delà.) Depuis son décès, il m'a fait savoir à maintes reprises qu'il est bien vivant et très heureux.
L'expérience ressemblait-elle à un rêve ? Non. Cette expérience-ci n'avait rien d’onirique, mais j'en ai vécu d'autres qui l'étaient.
Avez-vous vu ou visité des lieux, des niveaux ou des dimensions magnifiques ou particulièrement remarquables ? Non, pas cette fois-ci, mais c'est arrivé à une autre occasion.
Cette expérience a-t-elle affecté vos relations ? Votre vie quotidienne ? Vos pratiques religieuses, etc. ? Vos choix de carrière ? Elle n'a fait qu'atténuer mon chagrin.
Avez-vous partagé cette expérience avec d'autres personnes ? Oui. Les quelques personnes avec qui je l'ai partagée y ont cru sans réserve (car je leur montre aussi la pierre en forme de cœur). Elles pleurent généralement en lisant mon récit.
Avez-vous partagé cette expérience, formellement ou informellement, avec un autre chercheur ou un site web ? Non
Quelles émotions/sentiments avez-vous ressentis après cette expérience ? Du bonheur.
Quels ont été le meilleur et le pire aspect de votre expérience ? Le meilleur aspect a été d'avoir l'impression d'être à nouveau avec mon mari. Le pire a été de continuer à ressentir son absence.
Y a-t-il autre chose que vous souhaiteriez ajouter concernant votre expérience ? Elle est claire. Cependant, je voudrais ajouter que ce n'était pas la seule fois où mon mari avait manifesté sa présence.