CAM de Ramona V
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Description de l'expérience :

Alors que j'étais assise, tenant la main de mon fils, j’ai remarqué de subtils changements, comme si le cours des choses ralentissait. Je percevais ces changements dans mon corps et mon esprit, mais j'étais incapable de les exprimer ou de les communiquer à ceux qui m'entouraient. J’ai remarqué également que les sons de l'unité de soins intensifs - le bruit des machines et, par moments, celui des autres patients et du personnel - semblaient s'estomper lentement. J’ai également commencé à ressentir avec force la présence de quelqu'un debout derrière moi. J'étais là, assise à contempler le visage de mon fils, lui envoyant tout mon amour et mon soutien. À cet instant précis, je me sentais si impuissante et démunie. Je savais qu'il était entre les mains de Dieu, car j'avais prié ce matin-là pour que « Sa volonté soit faite », quelle qu'elle fût. Et je savais que ce n'était pas ce que je désirais ; moi, je voulais que mon fils vive.

J'ai alors ressenti une forte sensation d'attraction provenant de derrière moi. Je me suis donc retournée, tournant la tête pour jeter un coup d'œil à l'espace situé derrière moi. De l'endroit où se tenaient l'infirmière, le médecin et mon mari, ils ne pouvaient pas voir l'intérieur de la pièce situé derrière moi ; le rideau avait bien été tiré, mais pas complètement, si bien que j'étais la seule à pouvoir y apercevoir quelque chose. J'ai vu un pied à perfusion et je me suis dit : « Ah, c'est donc cela qui détourne mon attention » ; je me suis alors retournée pour regarder mon fils. Mais la sensation s'est faite encore plus intense ; j'ai donc tourné la tête un peu plus loin encore et j'ai vu la table que les infirmières utilisent, avant de me retourner une nouvelle fois vers mon fils. Cependant, la sensation est devenue si puissante qu'elle m'a donné l'impression que les poils de ma nuque se hérissaient. J'avais déjà entendu cette expression auparavant, mais je n'en avais jamais saisi le sens profond avant cet instant précis. Tout mon corps était parcouru par cette forte sensation d'attraction. Je me suis donc retournée, cette fois avec tout mon corps, afin de pouvoir observer pleinement ce qui se trouvait derrière moi. C'est alors que je l'ai vu.

C'était mon père défunt, entier, auréolé. D'abord troublée, je me suis demandée : « Je vois mon père ? » Puis, j'ai assimilé chaque détail de cette vision. Je l'ai lentement examiné de la tête aux pieds, observant chaque détail de son corps, de ses vêtements et de sa position dans la pièce. Il n'était pas debout à même le sol. Il était légèrement surélevé, mais semblait pourtant reposer sur terre ferme, même si je ne voyais rien sous ses pieds. J'ai remarqué qu'il portait des chaussures à lacets. Il était si malade avant de mourir qu'il ne portait plus ses chaussures, mais des pantoufles en cuir. J'ai compris que mon père ne me regardait pas directement, mais semblait me traverser du regard, absorbé par mon fils.

Mon fils était très proche de « son papa », comme il l'appelait. Il avait 3 ans lorsque mon père est décédé et ne l'a jamais oublié. Mon fils avait également eu plusieurs visions de mon père avant que nous ne découvrions pourquoi il était si malade. Ce qui m’avait incitée à l'emmener pour des consultations avec d'autres médecins, parfois à plusieurs États de distance, car les médecins n'avaient encore aucun diagnostic. C'est alors que nous avions appris que mon fils souffrait d'une maladie cardiaque incurable. Il n'avait que 14 ans et il est décédé 16 mois plus tard. Il n'a plus jamais revu mon père après ce diagnostic.

Après avoir examiné mon père de la tête aux pieds, je me suis tournée pour regarder à nouveau mon fils, comme si je savais qu'il me fallait revenir vers lui. Au moment précis où mon regard se posait sur le visage de mon fils, le moniteur cardiaque a affiché une ligne plate. Il était mort. Et c'est alors que tout est arrivé : tous les sons et toutes les sensations ont réinvesti mon corps avec une force inouïe. J'ai entendu la docteure nous crier, à mon mari et à moi, de « sortir » de la pièce, tandis qu'elle se précipitait vers mon fils. Une infirmière nous a alors poussés hors de la chambre. Un « Code Bleu » a été déclenché, et une équipe est intervenue pour tenter, une fois de plus, de ranimer son corps. Je suis restée dehors ; mon mari me tenait serrée contre lui tandis que je criais : « Il peut partir, il peut partir ».

Ce n'est que plus tard - alors que mon mari et moi étions installés dans le bureau d'un médecin, en train de passer ces appels téléphoniques qu'aucun parent ne voudrait jamais avoir à passer - que le souvenir d'avoir vu mon père m'est revenu à l'esprit. J'ai aussitôt confié à mon mari que j'avais vu mon père. Il a été immensément soulagé de l'apprendre, car il savait que cela ne pouvait être que la vérité : c'était bien là le genre de chose que mon père aurait faite. Il connaissait aussi l'amour profond qui unissait mon fils et son grand-père. Je ne sais pas comment j'aurais pu simplement quitter cet hôpital en laissant mon fils derrière, moi qui avais veillé sur lui durant toutes ces années ; il avait été malade dès sa naissance. J'ai rendu grâce à Dieu pour cette vision ; elle m'a apportée la paix de l'âme, en me donnant la certitude que nous ne sommes pas seuls au moment de mourir, et que nous retrouvons ceux que nous aimons.

Renseignements généraux :

Ce type d’expérience était-il difficile à décrire? Non

Avez-vous uniquement ressenti la présence du défunt, sans pour autant le voir, l'entendre, le toucher ou le sentir? Non

Avez-vous entendu le défunt ou entendu quelque chose qui lui était associé? Non

Avez-vous ressenti un contact ou éprouvé une sensation physique de la part du défunt? Non

Avez-vous vu le défunt? Oui. Mon père avait dépéri avant de mourir ; il n'avait plus que la peau sur les os, alors qu'il avait toujours eu un peu d'embonpoint autour de la taille et sous le menton. Au cours des dernières années de sa vie, il était fier d'avoir perdu du poids, avant de tomber gravement malade et de devenir, par la suite, excessivement maigre. Or, durant cette vision, j'ai remarqué qu'il avait retrouvé son poids d'antan, et même qu'il avait de nouveau un peu d'embonpoint autour de la taille.

Il souffrait également d'épisodes de confusion dus à un faible taux d'oxygène ; c'est ainsi qu'un jour - plusieurs mois avant son décès - alors qu'il s'était rendu chez le coiffeur, il s'était laissé faire une permanente. Avant cette permanente, il avait une épaisse chevelure noire qu'il brossait vers l'arrière. Or, durant la vision, il avait retrouvé son ancienne coiffure : ses cheveux n'étaient plus bouclés, mais peignés vers l'arrière.

Il portait également une vieille paire de lunettes - pas exactement celles qu'il avait avant de mourir. Il portait aussi sa chemise à carreaux habillée préférée. Il avait l'habitude de toujours porter ces tenues spécifiques ensemble. Il possédait notamment une chemise à carreaux marron qu'il associait à un pantalon habillé de la même couleur. J'ai aussi remarqué qu'il portait sa boucle de ceinture de style western. Ce qui m'a semblé étrange, car il ne la portait jamais avec ses autres vêtements. Il mettait toujours un point d'honneur à ne pas mélanger ces tenues. Jamais il n'aurait porté cette boucle de ceinture western avec cet ensemble-là. Il ne la portait qu'avec des vêtements de style western, et uniquement à l'occasion des foires locales.

En posant le regard sur ses pieds, j'ai ensuite remarqué qu'il portait des chaussures à lacets, et non ses chaussons d'intérieur. Pour une raison que j'ignore, cela aussi m'a surprise. De surcroît, il paraissait plus jeune qu'au moment de son décès. La maladie l'avait considérablement vieilli. Et c'est ainsi que je me le représentais habituellement : dans mon esprit, je gardais l'image de son apparence d'avant sa mort, et non celle de l'âge qu'il semblait avoir durant cette vision.

Avec quelle netteté le défunt est-il apparu? Il était solide ; je ne pouvais pas voir à travers lui, et pourtant, il n'était pas en couleur : c’était une sorte de teinte brune dorée. Ce n'était pas du noir et blanc, mais je ne distinguais aucune autre couleur que ces bruns dorés. De surcroît, il était entouré d'une sorte d'aura lumineuse.

Quelle partie du défunt avez-vous vue? Son corps tout entier, de face.

Le défunt semblait-il avoir l'âge qu'il avait au moment de son décès, ou non? Je dirais qu'il paraissait environ 15 ans plus jeune.

Quel semblait être l’état de santé du défunt? Il semblait en excellente santé.

Est-il possible que ce que vous ayez vu soit provenu d'une autre source présente dans votre environnement au moment de votre expérience? Non. Par ailleurs, il m'était absolument impossible de deviner que j'allais voir mon père à cet instant précis. C'était la chose la plus éloignée de mes pensées. Je ne pensais qu'à mon fils.

Avez-vous perçu une odeur, un parfum ou un arôme distinct associé au défunt? Non

Avez-vous pu ressentir les émotions ou l'humeur du défunt? Oui. Il avait une expression très sérieuse et déterminée sur le visage. Il était totalement concentré sur mon fils. Je n'ai perçu aucun signe indiquant qu'il me regardait ou même qu'il me voyait. C'était comme s'il était là pour accomplir quelque chose. Il avait une mission. Je pouvais le ressentir en sa présence. Comme s'il attendait ce moment qui était sur le point d'arriver : la mort de mon fils.

Le défunt vous a-t-il transmis des informations que vous ignoriez auparavant? Que notre amour perdure et qu'ils continuent à faire partie de nos vies.

Comment percevez-vous aujourd'hui la réalité de votre expérience? L'expérience était tout à fait réelle.

Veuillez expliquer pourquoi vous considérez votre expérience comme réelle ou non : Parce que je n'avais aucune raison de penser à mon père, et que je ne m'attendais absolument pas à le trouver là, à l'hôpital pour enfants, à plus de 600 km de l'endroit où il avait vécu en dernier. Par ailleurs, son apparence ne correspondait en rien à l'image que j’aurais pu m’en faire mentalement. Je ne l'aurais jamais imaginé en train de porter sa boucle de ceinture de style western avec cette tenue vestimentaire. Quant à ses vieilles lunettes, j'avais l'habitude de le voir porter sa nouvelle paire. Avant cet événement, je me le représentais mince, et non avec cet embonpoint.

L'expérience ressemblait-elle, d'une quelconque manière, à un rêve? Non

Décrivez en détail vos sentiments et émotions durant l'expérience : Durant l'expérience, j'étais complètement stupéfaite et surprise de voir mon père, alors qu'il était décédé depuis 13 ans.

Y a-t-il eu, d'une quelconque manière, une guérison émotionnelle à la suite de cette expérience? Oui. Mon fils était mon unique enfant. Je luttais contre l’idée que je ne serais probablement pas capable de continuer à vivre si - et quand - il viendrait à mourir. Il figurait sur une liste d'attente pour une greffe du cœur et des poumons. Nous gardions donc l'espoir qu'il puisse survivre, tout en sachant pertinemment qu'il risquait de mourir. J'avais, en quelque sorte, fini par me persuader que je ne pourrais pas poursuivre mon chemin s'il venait à disparaître. Une petite part de moi envisageait de choisir la « solution de facilité » ; en effet, le fait de le voir souffrir, de me battre pour lui année après année face aux médecins et aux hôpitaux qui n'avaient pas su identifier son problème cardiaque avant qu'il ne soit trop tard, représentait un fardeau insupportable. Mais la vision de mon père a tout changé : j'ai su, dès lors, que je devais continuer à aller de l’avant et à vivre, quoi qu'il arrive.

Quelle ont été la meilleure et la pire partie de votre expérience? Il n'y a pas eu de « pire partie ». La meilleure, en revanche, a été de ne plus me sentir aussi impuissante ni aussi seule au moment de la mort de mon fils.

Votre vie a-t-elle changé de manière spécifique à la suite de cette expérience? Oui. Je consacre désormais mon temps à aider les gens à traverser les périodes de transition de leur vie. Je ne sais pas encore exactement où cette voie me mènera. Je m'apprête à faire du bénévolat dans une maison de retraite, afin d'aider les résidents à s'adapter à ce changement de vie - le départ de leur domicile - tout en préservant leur vitalité et leur joie de vivre. La plupart des gens perçoivent la maison de retraite comme un lieu de fin de vie ; de mon côté, je la considère comme un lieu de renaissance.

Quelles autres attitudes ou croyances concernant votre expérience entretenez-vous actuellement? C'est une expérience qui a transformé ma vie.

Vos attitudes ou vos croyances ont-elles évolué à la suite de cette expérience? Oui. Ma vie tout entière a changé. J’ignore toujours quelle direction mon existence prendra, ni ce que je ferai à l'avenir. Je laisse désormais la vie se déployer au gré des événements et je me laisse guider par mon cœur. Nous avons récemment déménagé d'un bout à l'autre des États-Unis - nous éloignant ainsi de notre famille et de nos amis - car nous sentions que nous devions nous établir ici.

Cette expérience vous a-t-elle apporté de nouvelles compréhensions d'ordre spirituel concernant, par exemple, la vie, la mort, l'au-delà, Dieu, etc.? Oui. Je suis désormais plus ouverte à la dimension spirituelle de l'existence. Je ne suis plus aussi « programmée » à adhérer à la pensée unique - la seule et unique voie de la religion chrétienne « Née de nouveau/Born Again » à laquelle j'appartenais au moment de la mort de mon fils.

Les « pactes de mort » surviennent lorsque deux personnes vivantes ou plus se promettent mutuellement que la première d'entre elles à décéder tentera de contacter l'autre (ou les autres). Avez-vous déjà conclu un tel pacte ? Oui. Mon mari et moi avons désormais un tel pacte. J'ai également reçu un signe de mon fils. Nous avions discuté de ces choses avant son décès. Je n'ai eu aucune communication de ce type avec mon père.

Quelles émotions avez-vous ressenties au cours de cette expérience? Par la suite, mes émotions étaient exclusivement liées à la perte de mon fils. Je portais son deuil. Ce n'est que plusieurs mois plus tard, lorsque je suis enfin allée déposer des fleurs sur la tombe de mon père pour le remercier de ce qu'il avait fait en prenant soin de mon fils, que j'ai pleinement pris conscience de ce que j'avais vu. Je me suis effondrée par terre, près de sa tombe, et j'ai pleuré à chaudes larmes ; j'avais bel et bien revu mon père, et j'ai réalisé à cet instant précis à quel point il me manquait encore profondément après toutes ces années, et combien son absence me pesait.

Cette expérience a-t-elle été observée ou vécue par d'autres personnes? Non

Avez-vous eu l'impression d'une altération de l'espace ou du temps? Oui. J'ai eu la sensation que le temps ralentissait ; tout ce dont j'avais conscience s'est estompé progressivement, bien que cela ne se soit produit qu'en quelques instants, et je n'entendais plus les bruits environnants. Or, une unité de soins intensifs est un lieu très bruyant.

Avez-vous éprouvé un sentiment de « savoir », acquis une connaissance particulière, ou perçu un ordre universel et/ou une finalité à l'existence ? Oui. La certitude que nous faisons tous partie de quelque chose qui nous dépasse, que l'amour est ce qui compte vraiment et qui nous relie, et que cet amour peut nous atteindre d'outre-tombe. L'amour d'un père a pu me toucher d'outre-tombe et m'offrir l'un des plus beaux cadeaux que j'aie jamais reçus, mis à part la naissance de mon fils,

Avez-vous développé des facultés psychiques, paranormales ou d'autres dons particuliers à la suite de cette expérience, que vous ne possédiez pas auparavant? Oui. Je suis désormais plus ouverte et plus sensible aux réalités spirituelles. Je parviens à lire plus clairement dans le cœur des gens ; à percevoir, par exemple, les émotions qu'ils ressentent intérieurement mais qu'ils ne laissent pas transparaître aux yeux d'autrui.

Avez-vous vécu une séparation de votre conscience d'avec votre corps? Oui. J'ai eu la sensation d'évoluer au sein d'une dimension hors du temps et de l'espace.

Avez-vous rencontré ou vu d'autres êtres que le défunt? Non

Une partie quelconque de votre expérience a-t-elle semblé se dérouler dans un lieu autre que celui décrit ci-dessus? Oui. Mon père était bien dans la chambre d'hôpital, et pourtant, il semblait qu'il se trouvait dans un espace différent.

Avez-vous partagé cette expérience avec d'autres personnes? Oui. Principalement avec d'autres familles qui ont perdu un enfant. Cela apporte un réconfort aux familles qui n'étaient pas présentes au moment du décès de leur enfant. Elles se disent alors que, peut-être, leur enfant n'était pas seul après tout. Ainsi, cette vision a apporté beaucoup de paix à de nombreuses personnes qui avaient véritablement besoin de la trouver.

Avez-vous partagé cette expérience, de manière formelle ou informelle, avec un autre chercheur ou un site Internet? Non

Y avait-il des médicaments ou des substances associés susceptibles d'avoir influencé l'expérience? Non

À la suite de cette expérience, avez-vous vécu d'autres événements dans votre vie, ou pris des médicaments ou des substances qui en ont reproduit une partie quelconque? Non

Avez-vous déjà vécu, au cours de votre vie, une expérience de mort imminente (EMI), une expérience hors du corps ou tout autre événement spirituel? Oui. J'ai subi une intervention chirurgicale lorsque j'avais 17 ans et je suis ensuite restée inconsciente pendant 12 heures. J'ai quitté mon corps pour me rendre dans un autre lieu où j'étais entourée de lumière. Cependant, je ne cessais de me dire que je n'étais pas censée être là. Je réintégrais donc sans cesse mon corps, puis j'essayais d'ouvrir les yeux, puis je glissais à nouveau hors de mon corps. J'étais parfaitement consciente de ce processus et je pensais que cela faisait partie de ce qui se produisait lorsqu'une personne subissait une opération. Je me souviens m'être dit : « Tiens, c'est pour ça qu'on ne ressent aucune douleur : on quitte son corps ». Ce n'est que des années plus tard, lors d'une autre intervention chirurgicale, que j'ai mentionné à l'équipe médicale que je n'aimais pas me rendre dans cet « autre endroit ». Ils m'ont alors regardée d'un air étrange et m'ont demandée : « De quoi parlez-vous ? Ce n'est pas ce qui se passe d'habitude ». Et cette fois-là, je me suis réveillée immédiatement après l'opération.

Les questions posées et les informations que vous avez fournies décrivent-elles votre expérience de manière précise et exhaustive? Oui.