CAM de Roselyne |
Description de l'expérience :
J'avais eu une journée très chargée et j'ai donc décidé d'aller me coucher plus tôt, ce qui est très inhabituel pour moi. Avant de me coucher, comme je le faisais toujours depuis la mort de mon frère, j’ai regardé l'une de ses photos préférées, une photo que j'avais prise avec lui, puis j’ai prié. Alors que j'essayais de fermer les yeux pour dormir, j'ai entendu des bruits comme si quelqu'un marchait dans la chambre, mais je me suis demandée comment cela était possible puisque j'avais fermé la porte ? J'ai essayé de me forcer à dormir, car le lendemain allait être une autre journée fatigante, et peu à peu, j'ai commencé à somnoler.
Soudain, j'ai entendu sa voix m'appeler et me demander : « Maman (mon surnom), tu dors ? » Au début, j'ai pensé que j'étais peut-être en train de me remémorer le passé, avant sa mort, mais comme cette voix continuait de résonner dans ma tête, j'ai décidé d'ouvrir les yeux et de vérifier qui c'était, après avoir reconnu sa voix.
Oh mon Dieu ! Les mots ne sauraient décrire ce que j'ai vu en ouvrant les yeux. Cette expérience me hante encore aujourd'hui. Mon pauvre frère portait des vêtements déchirés et sales, et dès que je l'ai vu, j'ai éclaté en sanglots. Les marques sur son corps, qui semblaient commencer à se cicatriser par rapport à l'état dans lequel je l'avais vu pour la dernière fois près de sa tombe, juste avant l'enterrement, ont exacerbé douleur. Il s'est penché et s'est assis sur le lit à côté de moi, puis il a commencé à me consoler en disant : « Ne pleure pas, ma sœur, c'est ainsi que va le monde, et de toute façon, ils pensaient m'avoir tué, mais je suis toujours en vie ».
Après qu’il ait tout tenté pour me consoler et me faire arrêter de pleurer, ce que j'ai fini par faire, nous avons entamé une autre conversation. Il m'a demandé comment allaient nos parents et m'a dit de leur passer le bonjour, insistant sur le fait qu'il allait bien et qu'il aimerait parler à notre mère. Pendant que nous continuions à discuter, j'ai vu notre employée de maison entrer dans la pièce et me dire que le dîner était prêt. Je lui ai donc proposé de venir dîner avec moi, mais il a d'abord hésité avant d'accepter.
C'est à ce moment-là que j'ai remarqué le chagrin sur son visage. J'ai essayé de lui redemander si tout allait bien, et la seule chose qu'il a dite, et qui me blesse encore aujourd'hui, c'est : « Tu as de la chance d'avoir encore tes parents qui peuvent t'acheter des vêtements, tandis que moi, je suis en haillons ». J'ai ressenti une profonde tristesse et je lui ai demandé si je pouvais lui donner certains de mes vêtements, mais il a répondu : « Là où j'habite, on ne porte pas ce genre de vêtements ».
Alors que nous nous dirigions vers la salle à manger, il m'a dit de m'arrêter et m'a demandé si je voulais un cadeau de sa part. J'ai répondu que oui. Il s'est agenouillé pour prendre quelque chose sur le canapé du salon et m'a tendu une chaîne en or et des bracelets, puis il m'a dit : « Je ne te les donne pas maintenant, mais tu pourras venir les chercher demain sur ce canapé ». Nous nous sommes installés à table pour dîner, et juste à ce moment-là, des amis sont arrivés. Je lui ai demandé de les saluer, mais malheureusement, l'un d'eux lui a serré la main avec les mains mouillées. La mauvaise humeur l’a soudain gagné et m'a dit qu'il voulait partir. Je lui ai demandé de rester un peu plus longtemps, mais il a répondu : « Tu vois comme ils me détestent ? Comment ton ami peut-il me saluer avec les mains mouillées … enfin, je comprends ».
Puis il m'a demandé de l'accompagner hors de l'enceinte de la maison. En sortant, il m'a dit : « Je sais que tu vas étudier en Australie, alors travaille dur et aide nos parents, car tu sais que maintenant que je suis parti, il ne reste plus que toi. Je te donne ma bénédiction, alors à toi de faire ce qu'il faut ». Je lui ai promis que tout irait bien, mais que je n'étais pas sûre d'obtenir mon visa. Il m'a répondu : « Ne t'inquiète pas, tout va s'arranger pour toi ».
C'est à ce moment-là qu'il a dit quelque chose qui m'a vraiment choquée. Il a dit : « Ce garçon avec lequel tu n’es pas encore sortie n'est pas un garçon bien, alors fais un bon choix pour toi ». Cette déclaration m'a surprise car il était vrai que j'avais commencé à fréquenter quelqu'un et que j'étais prête à entamer une relation avec cette personne. Quoi qu'il en soit, il a insisté pour partir et, en descendant l'escalier, j'étais devant et il était juste derrière moi. Soudain, il a crié : « Arrête ! » et j'ai été un peu choquée. Il s'est approché et m'a murmuré à l'oreille : « La prochaine fois que tu marches, fais attention, d'accord ? Tu n'as pas vu que ton grand frère allait te poignarder ? » Il m'a ensuite dit de rentrer dans la maison et qu'il reviendrait me voir une autre fois.
Le lendemain matin, à mon réveil, je n'arrivais pas à comprendre ce qui s'était passé. Je suis simplement sortie de la maison et me suis rendue à l'ambassade. À ma grande surprise, la dame au guichet m'a demandée : « Êtes-vous Roselyne ? » J'ai répondu que oui, et elle m'a dit que mon visa était prêt, mais que je devrais venir le chercher deux jours plus tard. Après que je sois rentrée à la maison, la femme de ménage est venue me voir et m'a dit qu'elle avait trouvé ma chaîne et mes bracelets sur le canapé. C'est à ce moment-là que j'ai commencé à réfléchir à la situation. Cette chaîne m'avait été offerte par mon frère, paix à son âme, juste avant qu'il soit censé repartir à l'école. Je voulais l'accompagner, mais ma mère ne m'avait pas laissée faire. Ce soir-là, j'ai tout raconté à ma mère. Elle a souri et m'a dit : « Il est venu te rendre visite parce que tu l’as beaucoup pleuré, et puis vous étiez très proches, alors tu lui manquais ».
J’ai constamment prié Dieu pour qu'il me permette de lui parler à nouveau, mais cela ne s'est produit qu'un mois plus tard. Il est revenu, très énervé, et m'a dit d'arrêter de pleurer, sinon il reviendrait me chercher et m'emmènerait avec lui. J'en ai reparlé à ma mère, qui m'a dit : « Les morts veulent reposer en paix, alors quand tu continues de pleurer ou de prononcer leur nom, ils s'énervent parce que tu perturbes leur repos. Tu dois donc arrêter de penser à eux ». Elle m'a dit de prier et d'essayer de l'oublier. Il m'a fallu du temps pour accepter tout ce qui s'était passé, mais finalement j'y suis arrivée et je remercie Dieu pour tout ce qu'il a fait pour moi et ma famille, car c'était l'épreuve la plus difficile que j'aie jamais eue à surmonter.
Avez-vous ressenti la présence du défunt sans le voir, l'entendre, le toucher ou le sentir ? J'ai entendu des pas dans la pièce et une voix qui m'appelait par mon nom.
Avez-vous entendu le défunt ou quelque chose d'associé au défunt ? Oui
La voix ou le son semblait-il provenir de l'extérieur, de votre intérieur, ou n'avez-vous pas entendu de voix ni de son, mais avez-vous eu la certitude de ce qui était communiqué ? Avant d'ouvrir les yeux, je n'étais pas sûre de l'origine de la voix. À un moment donné, j'ai pensé que c'était mon imagination.
Si vous avez entendu une voix ou un son, était-il similaire ou différent de la voix ou du son que le défunt produisait de son vivant ? C'était très similaire.
Avec quelle clarté avez-vous entendu le défunt ? Très clairement.
Est-il possible que ce que vous ayez entendu soit provenu d'une autre source dans votre environnement au moment de votre expérience ? Non
Votre ouïe était-elle altérée au moment de l'expérience ? Non
Avez-vous vu le défunt ? Oui
Décrivez l'apparence du défunt : Marques/cicatrices sur le visage, vêtements déchirés et sales, triste/mélancolique, plus mince que d'habitude. La différence la plus frappante concernait sa façon de parler. Il parlait très doucement ce jour-là, alors que tel n’était pas le cas de son vivant.
Avec quelle clarté le défunt est-il apparu ? Quelque peu transparent.
Quelle partie du corps du défunt avez-vous vue ? Le corps entier.
Le défunt semblait-il avoir l'âge de son décès ? Il semblait avoir l'âge qu’il avait à son décès.
Quel était l'état de santé apparent du défunt ? Les cicatrices sur son visage étaient dues à la nature de sa mort, car il avait été poignardé et ses dents avaient été arrachées, mais à ce moment-là, il avait encore ses dents. Néanmoins il ne semblait pas en bonne santé.
Est-il possible que ce que vous avez vu provienne d'une autre source présente dans votre environnement au moment de cette expérience ? Non
Combien de temps l'expérience a-t-elle duré ? Plus de deux heures.
Le début et la fin de l'expérience ont-ils été progressifs ou plutôt soudains ? Cela a pris du temps car nous avons discuté de beaucoup de choses.
Pouviez-vous percevoir les émotions ou l'humeur du défunt ? Absolument.
Le défunt vous a-t-elle donné des informations que vous ignoriez auparavant ? Lorsqu'il a parlé de la personne que je venais de rencontrer et avec qui j'envisageais d’avoir une relation, j'ai été stupéfaite.
Comment percevez-vous actuellement la réalité de votre expérience ? L'expérience était probablement réelle.
Décrivez en détail vos sentiments/émotions pendant cette expérience : Au début, j'étais très émue, surtout en voyant comment il était habillé et l'expression sur son visage. Mais quand il m'a consolée et a commencé à parler de différentes choses, j'étais tellement heureuse de pouvoir encore communiquer avec lui, même si nous appartenions à des mondes différents.
Cette expérience vous a-t-elle apporté des compréhensions spirituelles concernant la vie, la mort, l'au-delà, Dieu, etc. ? J'ai commencé à croire en la vie après la mort.
Avez-vous déjà vécu une expérience de mort imminente, une expérience de sortie du corps ou un autre événement spirituel ? Oui. Une fois j'ai tenté de me suicider, mais grâce à Dieu, ma mère m'a sauvée alors que j'étais sur le point de mourir.
Avez-vous revécu des événements passés de votre vie ? Oui
Avez-vous observé ou entendu des choses concernant des personnes ou des événements pendant cette expérience qui pourraient être vérifiées ultérieurement ? Oui