CAM de Sarah S
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Description de l'expérience :

Mon fils, Jacob, et moi avions toujours été très proches. Je savais quand il avait été collé à l'école sans même que l'établissement ne me prévienne, rien qu'à son regard en rentrant. C'était mon aîné. Mon fils s'est engagé dans l'armée et a été envoyé en Irak en octobre 2003. Jacob savait combien il était important pour moi de garder le contact, alors il m'écrivait à la moindre occasion. Un seul mot me suffisait. Je l'imaginais enveloppé dans un cocon protecteur et je priais en le recouvrant de cette protection. C'était ma façon d'essayer de le protéger du mieux que je pouvais.

Environ deux semaines après Pâques 2004, j'ai été réveillée par une sensation de pression au pied de mon lit. J'étais couchée sur le côté gauche et, en ouvrant les yeux, j'ai vu mon fils, assis au pied du lit, en treillis. Il a dit très clairement : « Ça va, maman, ça va ». J'ai prononcé son nom et il a disparu. Je me suis levée d'un bond et j'ai couru vers l'ordinateur pour voir s'il m'avait envoyé un courriel. J'ai d'abord cru lire « Je vais bien, maman ». Il y avait eu un courriel plus tôt et je ne savais plus quoi penser. J'ai essayé de l'imaginer à nouveau, enveloppé dans ma prière de protection, et cette fois, au lieu de me regarder, il avait les yeux fermés et semblait dormir. Cette image me hantait.

Le lendemain matin, la pensée m'est venue que mon fils devait être prudent et faire attention. Je lui ai envoyé ce message par courriel : « Fais attention ». Je lui ai dit combien j'étais fière de lui. Il y a eu un problème pour recevoir le courriel ; à ce jour, je ne sais pas s'il l'a reçu. Il m'a demandé de le lui renvoyer, ce que j'ai fait. J'avais l'horrible impression de ne plus pouvoir le protéger et je me sentais impuissante, sentant que quelque chose allait se produire.

Dans la nuit du 27 avril 2004, notre quartier a été privé d'électricité à cause d'un orage. Mon plus jeune fils et moi n'arrêtions pas de nous dire que quelque chose n'allait pas, sans savoir quoi. C'était un sentiment étrange qui nous obsédait. J'ai eu un moment de lucidité où j'ai réalisé que nos vies allaient basculer et je l'ai dit à mon fils. Je lui ai dit que nous n'allions plus rester là, dans cet appartement, et que tout allait changer. Sans électricité, le téléphone ne fonctionnait plus, mais vers minuit, j'ai commencé à pleurer sans comprendre pourquoi. J'étais désespérée et triste, et je n'arrivais pas à comprendre ce qui m'arrivait.

Le lendemain matin, j'appréhendais de me lever, tout comme mon plus jeune fils. On a frappé à la porte et le soleil brillait si fort que je ne voyais pas qui était là, mais j'entendais des voix. Je n'ai pas pu ouvrir, car je ne voulais pas savoir qui était là. Peu après, mon fils cadet est arrivé à la maison, les larmes aux yeux. Deux militaires étaient venus annoncer à son père que notre fils aîné, Jacob, avait été tué par une grenade antichar lancée contre le Stryker dans lequel il se trouvait. Il est décédé plus tard, après des chirurgies qui ont duré plusieurs heures. La nuit précédente, alors que j'étais accablée de tristesse et de larmes, mon fils était en train de mourir. Il y a onze heures de décalage horaire entre ici et l'Irak.

Les deux jours suivants ont été un véritable cauchemar, comme un film d'horreur interminable. Vers le troisième jour, j'étais assise dans mon lit, lumières éteintes et stores baissés. Je pensais à mon fils et à combien il me manquait. J'ai aperçu une lumière sur les stores et j'ai levé les yeux, croyant qu'une voiture était passée. Je n'entendais aucun bruit de moteur et la lumière s'est portée sur l'oreiller à côté de moi. J'étais complètement réveillée et je contemplais une boule ronde qui semblait pulser. Des étincelles ou de l'électricité en jaillissaient, comme des feux de Bengale. J'ai approché la main sans avoir peur, et plus ma main se rapprochait, plus cette sensation de calme et de paix s'intensifiait. C'était une paix que je n'avais jamais ressentie auparavant. Je ne peux même pas la décrire : c'était comme si je n'avais plus aucun souci et que la vie était remplie d'espoir et de bonté.

La boule de lumière continuait d'émettre des étincelles et, lorsque j'ai approché ma main et appelé mon fils par son nom, elle a disparu. Au retour de l'unité de mon fils aux États-Unis, plusieurs de ses camarades de section sont venus me voir. Ils aspiraient autant que moi à faire leur deuil et voulaient me faire part de leur profond désarroi. Un jeune homme, chef de section, avait été blessé et envoyé en Allemagne pour se rétablir.

Je leur ai parlé de mon sentiment d'impuissance face à la situation de mon fils et de mon espoir qu'il ait reçu mon courriel lui conseillant de rester vigilant. Ils m'ont alors informé que mon fils faisait face en réalité à l'arrière du véhicule – c'était sa position – portant le récepteur radio pour être en contact avec l'avant du véhicule. Le soldat à l'autre bout du véhicule, à côté de lui, avait été brûlé. Son chef de section avait été touché au cou par des éclats d'obus et avait passé deux mois en Allemagne pour se rétablir avant de rentrer chez lui auprès de sa famille. Il m'a raconté un « rêve » ou une vision qu'il avait eue à l'hôpital pendant sa convalescence. Il disait qu'il marchait dans un couloir avec mon fils devant lui et qu'il n'arrivait pas à le rattraper. Il essayait sans cesse de courir après lui, mais en vain. Puis, mon fils avait ouvert une porte au bout de ce « tunnel », s'était retourné vers son chef de section et avait dit : « Tout va bien, sergent P, tout va bien ».

Je trouve étrange que nous ayons tous les deux vécu une expérience similaire, comme si mon fils nous disait que tout allait bien. Je crois qu'il était en paix avec l'idée que sa vie pouvait s'achever et qu'il l'avait accepté. Je crois que cette boule de lumière était l'esprit de mon fils ; je crois qu'il savait combien il était important pour moi de savoir qu'il allait bien. Depuis, il m'est arrivé de le sentir près de moi, de sentir son odeur ou de l'entendre parler.

Il voulait que j'aie un foyer, et j'ai trouvé quatre magnifiques hectares sur une île. Parfois, je me sens si proche de lui ici. Je crois que j'ai été guidée vers cet endroit, et je savais avant même de voir le terrain que c'était là que je devais être. Si l'on cherche la propriété, la rue la plus proche est Ashley's Way, le nom de la fille qu'il aimait. Je savais que c'était là que Jake voulait que je sois.

Renseignements généraux :

Ce type d'expérience était-il difficile à décrire ? Oui. Il est difficile de décrire le degré de paix intérieure ressenti après avoir vu la lumière. Les mots ne suffisent pas.

Avez-vous uniquement eu conscience de la présence du défunt sans réellement le voir, l'entendre, le sentir ou le sentir ? Oui

Avez-vous entendu le défunt ou quelque chose qui lui était associé ? Oui

Décrivez ce que vous avez entendu, la clarté de l'écoute et le message : Pendant l'incident décrit ci-dessus, j'ai clairement entendu mon fils dire : « Ça va, maman, ça va ».

La voix ou le son semblait-il provenir de l'extérieur, de votre intérieur, ou n'avez-vous pas entendu de voix ou de son, mais aviez-vous l'impression de comprendre ce qui était communiqué ? C'était comme s'il était dans la pièce et qu'il me parlait.

Si vous avez entendu une voix ou un son, était-il similaire ou différent de celui que le défunt émettait de son vivant ? C'était sa voix, exactement comme lorsqu'il était vivant.

Est-il possible que ce que vous ayez entendu soit provenu d'une autre source présente dans les environs au moment de votre expérience ? Non, il n'y avait personne d'autre dans la pièce. C'était la nuit et tout était calme.

Votre ouïe était-elle altérée d'une quelconque manière au moment de l'expérience ? Non, et j'étais parfaitement éveillé.

Avez-vous ressenti un toucher, un contact physique quelconque avec le défunt ? Oui. J'ai senti une pression sur le lit, comme s'il s'était assis dessus ; c'est ce qui m'a réveillé.

Ce contact vous était-il familier ou étrange ? Il ne s'était pas assis sur mon lit depuis son enfance, mais il lui était arrivé de s'asseoir et de me parler.

Ce toucher a-t-il communiqué quelque chose ? Rien

Est-il possible que ce que vous ayez ressenti soit provenu d'une autre source présente dans les environs au moment de votre expérience ? Non, il n'y avait personne d'autre dans la pièce.

Avez-vous vu le défunt ? Oui. Je n'avais jamais vu mon fils en tenue de combat pour le désert ; ce fut donc une surprise de le voir là, ainsi vêtu.

Avec quelle clarté le défunt est-il apparu ? Il était si net, comme s'il était réellement présent dans la pièce. Il n'était pas transparent, mais bien réel, comme s'il était là.

Quelle partie du défunt avez-vous vue ? J'ai vu tout ce que je pouvais voir en étant allongée sur le côté : la tête, le visage, les épaules et les jambes.

Le défunt semblait-il avoir l'âge auquel il est décédé ? Il avait exactement la même apparence qu'au moment de son départ, quelques mois plus tôt.

Quel semblait être l'état de santé du défunt? Il paraissait en bonne santé. Il n'avait aucune maladie avant sa mort.

Est-il possible que ce que vous ayez vu soit provenu d'une autre source présente dans votre environnement au moment de votre expérience ? Non, encore une fois j'étais seule dans la pièce, qui était sombre et silencieuse.

Avez-vous senti une odeur, un parfum, un arôme ou une senteur particulière associée au défunt ? Non

Combien de temps a duré cette expérience ? L'image de lui sur mon lit a duré quelques secondes. L'orbe ou la boule de lumière sur l'oreiller à côté de moi est également resté quelques secondes.

Le début et la fin de l'expérience étaient-ils progressifs ou plutôt soudains ? Tout a été soudain : son apparition sur le lit, sa disparition lorsque j'ai prononcé son nom. L'apparition de la boule de lumière sur les stores, puis sur l'oreiller, et sa disparition lorsque j'ai prononcé le nom de mon fils.

Avez-vous pu ressentir les émotions ou l'humeur du défunt ? Oui. Seulement qu'il était en paix avec ce qu'il me communiquait, comme s'il l'acceptait et que je devais le faire également.

Le défunt vous a-t-il donné des informations que vous ignoriez ? Non, rien qui me vienne à l'esprit.

Comment percevez-vous actuellement la réalité de votre expérience ? C'était tout à fait réel.

Veuillez expliquer pourquoi vous la considérez comme réelle ou non : J'étais parfaitement éveillée lorsque j'ai vu la lumière et je me suis réveillée lorsque j'ai vu mon fils assis sur le lit.

L'expérience ressemblait-elle à un rêve d'une quelconque manière ? Non, ce n'était pas flou ni ce que j'interpréterais comme un rêve. Je ne me suis pas « réveillée » pour m'en souvenir ensuite ; cela m'est arrivé alors que j'étais éveillée.

Décrivez en détail vos sentiments/émotions pendant l'expérience : Lorsque j'ai vu mon fils au bord du lit, j'étais détendue et heureuse de le voir. Lorsque j'ai eu la vision de la boule de lumière, je me sentais triste et je pleurais sa perte.

Y a-t-il eu une forme de guérison émotionnelle suite à cette expérience ? Oui. Après avoir vu la lumière, j'ai senti qu'il allait bien ; j'ai pu cesser de me demander s'il allait bien, s'il était en sécurité ou à l'aise.

Quels ont été le meilleur et le pire aspect de votre expérience ? Sentir qu'il allait arriver quelque chose à mon fils sans savoir comment l'empêcher ou l'avertir. Le meilleur moment a été de savoir que mon fils allait bien.

Votre vie a-t-elle changé concrètement suite à cette expérience ? Je ne saurais dire. Je me sens plus spirituelle et j'ai envie de lire et de découvrir tout ce que je peux sur le paranormal, la vie après la mort, etc.

Avez-vous constaté des changements d'attitudes ou de croyances suite à cette expérience ? Oui. Simplement le fait que je ne crains plus la mort ni ce qui m'attend. Mon fils est dans un endroit meilleur que le mien, et je sais que c'est ce que je trouverai aussi.

Cette expérience vous a-t-elle apporté une compréhension spirituelle, notamment sur la vie, la mort, l'au-delà, Dieu, etc. ? Oui. Je n'ai plus peur de mourir maintenant : la vie sur terre n'est pas la fin du voyage, mais simplement une étape vers ce qui nous attend. Je pense que nous devons faire de notre mieux tant que nous sommes ici-bas, mais qu'un endroit meilleur nous attend.

Un pacte de mort est une promesse faite par deux personnes vivantes ou plus : la première à mourir tentera de contacter l'autre. Avez-vous déjà conclu un tel pacte ? Non

Avez-vous observé ou entendu quoi que ce soit concernant des personnes ou des événements pendant cette expérience, qui puisse être vérifié ultérieurement ? Non

Quelles émotions avez-vous ressenties pendant cette expérience ? Après l'avoir vu au pied du lit, j'ai eu peur et j'ai eu le sentiment de ne plus pouvoir le protéger. Après avoir vu la lumière, j'ai ressenti de la paix et du calme.

D'autres personnes ont-elles été témoins ou ont-elles vécu cette expérience ? Non

Avez-vous eu la sensation d'une altération de l'espace ou du temps ? Oui. Uniquement en voyant la lumière : c'était comme si le temps s'était arrêté ; et je n'étais pas simplement dans ma chambre à regarder une lumière -  j'étais enveloppée de paix et de calme. Ce n'était pas comme si j'étais partie ailleurs, mais plutôt comme si j'étais suspendue dans le temps.

Avez-vous eu le sentiment de connaître quelque chose, d'avoir une connaissance particulière, de percevoir un ordre universel ou un but ? Je ne saurais dire. Je n'ai pas l'impression d'avoir été « éclairée » par une sagesse particulière, mais je ressens que je devais vivre ce que j'ai vécu, que mon fils ne devait rester ici que peu de temps, que je n'avais rien à craindre de ma propre mort, que chaque jour est une bénédiction et que si je me lève le matin, c'est parce que ma « mission » ici-bas n'est pas terminée. Quand j'aurai accompli ce que je suis censée accomplir ou réaliser, alors mon heure viendra.

Avez-vous eu conscience d'événements à venir ? Non

Avez-vous développé des dons psychiques, paranormaux ou autres après cette expérience, dons que vous n'aviez pas auparavant ? Je ne saurais dire. J'ai toujours eu la capacité de savoir des choses, non seulement sur mes enfants, mais aussi sur d'autres personnes. J'ai tenu un journal de mes visions ou des choses que je pressentais et qui se sont réalisées. J'ai « retrouvé » des victimes de crimes, j'ai su où elles se trouvaient, et j'ai même sauvé un ami médecin - qui se trouvait dans un pays en voie de développement - ainsi que son équipe, leur évitant d'être blessés. Ma mère possédait ce don, et je crois qu'il se transmet au sein des familles.

Avez-vous ressenti une séparation entre votre conscience et votre corps ? Non

Avez-vous rencontré ou vu d'autres êtres que le défunt ? Non

Avez-vous vu une lumière ? Oui. Comme je l'ai dit ci-dessus, c'était une boule de lumière, pulsant comme si elle débordait de vie, avec des étincelles semblables à celles d'un feu de Bengale qui en émanaient. Elle flottait au-dessus de l'oreiller, juste à côté de moi.

Une partie de votre expérience s'est-elle déroulée ailleurs que dans le lieu décrit ci-dessus ? Non

Avez-vous partagé cette expérience avec d'autres personnes ? Oui. Certains ont pensé que c'était simplement quelque chose que j'avais « vécu » parce que j'avais besoin de réconfort. D'autres ont été stupéfaits, et certains, émerveillés. Cela a apporté du réconfort à d'autres personnes qui avaient perdu des êtres chers.

Avez-vous partagé cette expérience, formellement ou informellement, avec un autre chercheur ou site web ? Non

Aviez-vous pris des médicaments ou des substances susceptibles d'avoir influencé l'expérience ? Non

À la suite de cette expérience, avez-vous vécu d'autres événements dans votre vie, ou pris des médicaments ou des substances, qui en aient reproduit une partie quelconque ? Non

Avez-vous déjà vécu une expérience de mort imminente, une expérience hors du corps ou un autre événement spirituel ? Oui. J'ai vécu une expérience hors du corps alors que j'étais chez le dentiste (un endroit bien singulier pour cela). L'intervention était longue et assez douloureuse, et j'étais très contrariée. J'ai fermé les yeux et je me suis « visualisée » en hauteur, en train de regarder la « personne » installée dans le fauteuil. C'est ainsi que je ressentais cela ; je n'avais pas l'impression que cela m'arrivait directement, car je l'observais avec détachement. Je me souviens m'être regardée « moi-même » d'en haut pendant un long moment et avoir même entendu le dentiste m'appeler ; je ne voulais pas vraiment quitter cet état, mais je savais que je devais le faire, alors je l'ai regardé. Il semblait contrarié que je n'aie pas réagi. On m'avait administré du protoxyde d'azote, mais le gaz avait été coupé au profit de l'oxygène durant les dernières minutes. C'était peut-être un effet du gaz - je n'avais jamais ressenti cela auparavant - mais j'ai vraiment eu l'impression de m'observer depuis le haut.

Les questions posées et les informations que vous avez fournies décrivent-elles votre expérience de manière précise et exhaustive ? Oui

Veuillez offrir toute suggestion susceptible d'améliorer ce questionnaire. Je n'en ai aucune.