CAM de Tony W

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Description de L’Experience:

Bonjour, j'aimerais vous raconter une histoire.

Je m'appelle Anthony. Ce prénom m'a été donné suite à une promesse faite par mon père à son meilleur ami après le décès du plus jeune fils de mes parents à l'âge de 4 ans, des suites d'une appendicite.

Ma mère avait appris qu'elle ne pourrait plus avoir d'enfants car elle avait subi une hystérectomie partielle après sa dernière grossesse. Malgré cela, mon père s'est mis à prier pour qu'elle puisse concevoir à nouveau. Son meilleur ami, un catholique, lui a dit que dans la foi catholique, on priait toujours saint Antoine en cas de perte.

Mon père a promis de faire de même et d'appeler l'enfant Anthony si ma mère tombait enceinte et donnait naissance à un garçon. Tel fut le cas, et j'ai reçu le prénom promis par mon père.

Ma naissance a failli coûter la vie à ma mère, qui a passé beaucoup de temps à l’hôpital, si bien que je ne l'ai pas reconnue à son retour.

Mon père m'a raconté l'histoire de mon prénom encore et encore pendant mon enfance.

Mon père est décédé en 1965 et ma mère en 1981. À son décès, j'étais marié depuis plusieurs années et j'avais trois enfants adultes.

En 1996, ma fille, qui n'avait que 19 ans, a été victime d'un AVC dû à une hémorragie cérébrale et, pendant un court instant, nous avons craint pour sa survie. Chaque soir, je priais tous les parents décédés auxquels je pensais, ainsi que tous les dieux, saints, prophètes et figures saintes dont j'avais jamais entendu parler. Je n'avais jamais autant prié de toute ma vie.

Une nuit, j'ai fait un rêve étrange. J'ai rêvé que je disais à ma femme que je devais parler de notre fille à mon père, et dans mon rêve, elle m'a dit : « Pourquoi ne pas lui téléphoner ? »

J'ai répondu que le numéro que j'avais était vieux et qu'il n'y était probablement plus. Ma femme a insisté : « Essaie quand même ». Je l'ai fait et il a répondu. Dans mon rêve, je n'arrivais pas à croire que c'était lui et je lui ai demandé de me dire où il était né. Il m'a répondu en me donnant le nom d'une ville du nord-est. Je lui ai alors demandé où il était et il m'a dit qu'il travaillait dans un entrepôt rue Cecil. Nous nous sommes dit au revoir et le rêve s'est terminé.

Le lendemain, j'ai demandé à ma femme si elle avait déjà entendu parler de la rue Cecil. Elle pensait que oui, mais elle ne se souvenait plus où elle se situait. Je n'y ai plus pensé de la journée. Le soir même, après avoir passé la journée avec notre fille, le téléphone a sonné. C'était un ancien employé qui avait emmené une de mes machines en réparation six mois auparavant et dont je n'avais plus eu de nouvelles depuis.

Il a expliqué qu'il était à l'étranger pour rendre visite à sa sœur, sa nièce ayant fait une hémorragie cérébrale. C'était déjà assez inquiétant, mais quand il nous a dit où il habitait, ma femme a laissé tomber un plat qu’elle tenait. Cet homme m'a demandé de venir récupérer le matériel dans une maison qu'il louait rue Cecil. C'était la deuxième fois en deux jours que j’entendais le nom de cette rue. Je lui ai demandé où se trouvait la rue et lui ai promis de passer le lendemain. Le lendemain, j'ai garé ma voiture rue Cecil et me suis mis à la recherche de la maison qu'il m'avait dit louer.

Je ne trouvais pas le numéro car une partie des bâtiments avait été démolie et les numéros ne correspondaient plus. J'ai fait plusieurs allers-retours à pied dans la rue et j'ai fini par aborder une dame qui marchait. Elle n’a pas pu m’aider mais elle était d'une gentillesse naturelle. J'ai remarqué son accent du nord-est et je lui ai demandé d'où elle venait.

Quand elle a répondu, une douce chaleur a enveloppé ma tête et j'ai eu l'impression qu'on m'avait touché le cœur. Cette dame venait de la même ville où mon père m'avait dit être né dans mon rêve. Nous avons discuté un moment, puis elle a repris son chemin.

Assis sur un muret, j'ai réfléchi à la situation, puis j'ai repris le chemin vers ma voiture. La rue Cecil n'a qu'une seule autre rue adjacente et, arrivé à ma voiture, j'ai aperçu le nom de cette rue, clairement inscrit sur une plaque métallique : ST. ANTHONY'S PLACE. À ce moment-là, l'émotion m'a submergé et les larmes coulaient sur mes joues. Je savais que mon père essayait de m'envoyer un message.

Je suis retourné en courant à l'hôpital et j'ai rassuré ma femme et ma fille, leur disant que tout allait bien se passer. J'ai alors commencé à prier saint Antoine tous les soirs. Six ans plus tard, ma fille est presque complètement guérie et chaque jour, je prie et je rends grâce pour cette bénédiction.